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Sujet
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HAYDN En Provence.
» C’est une intensité
qui rejoint pour finir
une espèce de grandeur »
( « Libretto » de P. Jaccottet ).Aux abords d’un étang
Une musique s’est posée
Comme un oiseau migrant
Aux ailes éployées.Car chaque souffle levé
De cet air enchanté
Fait frissonner les peaux
Comme frissonnent les eauxQuand l’archet haut levé
Bécarrise son ré.Depuis dans ce hameau
Aux confins de la Crau
La vie a déserté
Et des sons délirants
Sillonnent comme les vents
Ces étendues vidées.
De cette sombre grange,
Si vous vous approchez,
Parviennent des sons étranges
Comme sanctuarisés :
C’est un clavecin dressé
Tissant son menuet
Tendrement égrainé
Pour une Humanité.Jeudi 13 Août 2009 à 22h47mn13s.
Etang des Aulnes.
« Symphonie n° 103 en mi bémol majeur »
de J. HAYDN.
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😆
Lire, c?est rencontrer du monde, au plus profond de soi.