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Poème partagé par Jacou – création poétique en ligne
Ton cœur oyant être ange a son chant plus étrange
Sa chanson est de fée, fait d’effets taffetas
Âme contrant qui dame où la Dame a quidamSon air rieur s’enroue, si le vers ne te venge
Mais en joues cette cible a bisous, étant ta
Dulcinée Mélusine éveillant son vidameRivière à souvenirs fluant, si serpentine
Ailleurs aux lieux seyants d’où jaillit ton étoile
Murs d’images mortes, trumeaux d’une magiePlaquant pour l’avenir une amour libertine (1)
D’Éros pris au sérieux, comme nue sur sa toile
Et chaste en son orgasme une mystique agit (2)De jouir ainsi que rose à pollen et pistil
Aux pétales ouvrant l’invincible sourire
Et ta mine étamine en ta langue, semenceBaise encore (3) en son chœur une gorge où s’instille
Le grain de voix qui dresse un jour au Ciel d’un rire
Insolent qui affame et poursuit la romanceDe Marie, qui rima, première poétesse (4)
Ses doux lais à douleurs, d’un langage agonique
Qui fait que n’acquiesce à l’amer qu’une océaneTristesse des mères, dont Lucine déesse (5)
Protège les filles de plus d’un père unique
Manqué, priée, Priape ayant tendu l’homme âneTu séduis puis réduite à ton corps de splendeur
On a cueilli tes fruits, déjetant ton visage
Beau encontre un tombeau, de la Femme qui aimeContre la haine amie d’un décor de laideur
Le Théâtre a Tristan et Isolde peu sage
Je veux aimer bien mieux, Vent divin qui m’essaime !***
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Notes :
(1) « Libertin » a sens premier de libre examen pour faire et penser en pleine conscience assumée
(2) Référence à la statue représentant la mystique espagnole Sainte Thérèse d’Avila, sculptée par Du Bernin au 17ème siècle et installée au Vatican, dans l’église Saint-Pierre
(3) Début d’un vers de Louise Labé, poétesse renaissante
(4) Marie de France, auteure de lais inspirés par la légende de Tristan et Iseult ou Isolde. Elle est le premier poète en France, au sens strict (12ème s)
(5) La déesse Lucine à Rome présidait aux accouchementsL?aube a beaut?s des bois, d?tonne en aub?pines
Murmure amour ? ces murets ombrant des m?res
Cent soleils piquetant des instants les ?pines
De la rose ? l?abeille aux rayons des couluresEt tonne en souvenirs portant effets de moires ...
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