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Poème partagé par jaicemail – création poétique en ligne
Ami, plait-il que je te conte,
Le feu de nos grands randonneurs,
Et si en toi la braise monte,
C’est qu’un éclat de leurs gros cœurs,S’est détaché en escarbille,
Frotté au vent du peloton,
Et a touché ta pauvre bille,
Dopant tes jambes de coton.Et te voilà dans la cadence,
Dans l’éther à cinq pieds du sol,
A déployer ta quintessence,
Entre les champs de tournesol.Des clubs tu sais la turbulence,
Les à-coups d’hommes en pression,
Ici point de jeux, le silence,
La paix des âmes en passion.Plus dur que le vent qui tabasse,
Tu t’affrontes sans satiété ;
Plus doux que l’orgueil qui bravasse,
Tu engranges de l’amitié.Tu connais maintes odyssées,
Comme Ulysse mille embarras,
Et retrouves, veste froissée,
Pénélope et ton débarras.Et quand brevets, travaux d’Hercules,
Souillent ta tunique de sang,
Tu oublies chutes et fistules,
Ensemble, à l’aune d’un croissant.Ami, si loin que vent te porte,
Ecoute ta vie en rando :
C’est ton vélo, dans la cohorte,
Qui te murmure ton credo.JMA – 13/11/11
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