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Poème partagé par islander – création poétique en ligne
parfois je vois un visage las et sombre,
qui regarde les gens sans les croire,
il reprend sa course comme si l’histoire
n’était pour lui que le pas des ombres,son visage fermé comme une tombe,
n’intéresse personne dans la rue,
il semble lui aussi tombé des nues,
et préfère la nuit où le feu succombe,je passe, mais dans ses yeux immortels
je ne suis rien d’autre qu’un animal,
auquel l’homme ne veut ni bien ni mal,
une pierre, un silence lui sont fidèles,et je le vois reprendre sa marche inutile,
traquer la nuit comme un pauvre chasseur,
s’obstinant contre son propre malheur
comme la mouette sur le vent qui la porte
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