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Sujet
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IMPRESSIONS CORANIQUES
– Nour –I
Ce tapis sous mes pieds
est à peine plus menu
que ma tombe.
Portion certes congrue
mais que ne comblent pas toujours,
la dévotion qui m’incombe
et mon divin’ amour
pour Allah.Agréable sensation
de la soyeuse frange
sous mes talons
encore humides de ma dernière ablution
quand déjà mes phalanges
sont tendues vers le ciel
et que ma première louange est
pour Allah.Succession rituelle
d’invocations, de positions
et d’ultimes prosternations
apprises de l’archange Gabriel.
Privilège d’une gestuelle
livrée en code sacré
pour une brève ascension
vers Allah.II
Ma tombe sous la pierre
est à peine moins menue
que mon tapis de prière.
M’y voilà, pour l’heure,
couché dans cette raideur incongrue
qu’on dirait dictée
par une sainte horreur
de ce bas monde.Saisissant, l’instant
où en ce cimetière,
des gens viennent par millions
me rejoindre sous terre !
Il est vrai que pour moi qui suis mort
et n’ai plus idée du temps du dehors,
ledit instant vaut, en vérité, la toute durée
de ce bas monde.Puis, vient l’instant après l’instant
où explose la pierre
et où se rassemblent mes os
pour se vêtir de chair et de peau.
Je me retrouve aussitôt pris dans le flot
de l’humanité entière affluant vers ce pont
qui doit l’extirper, pour l’éternité,
de ce bas monde.III
Le souvenir de la terre
est de beaucoup plus ténu
que la mémoire de la tombe,
lourde du peu qu’y déversait au quotidien
mon mince tapis de prière.
Portion toujours congrue
mais qui me guide, serein,
vers la divine lumière.Magnifique vision
de la procession des anges
menant mon ultime élévation,
alors que se mêlent à mes terrestres prières,
de célestes louanges
et que s’ouvre devant mes yeux,
un chemin fendant les cieux,
vers la divine lumière.Aux confins de la création
par le corps et par l’esprit
et à son essence première
par cette âme qui, enfin, revit
au rythme des millions de millions
d’âmes revenues de tous les espace-temps,
c’est par une humble prière que moi je tends
vers la divine lumière.A.ALLOUN.
Pri?re ne pas remonter mes anciens textes, merci
Le tagastin: quand on vit d'amour et de vers, il faut assumer ses coliques!
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