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Poème partagé par Tradescantia – création poétique en ligne
Leucémie
la lune apportait sa lacune
dans le bleu soir du carreauun mouvement ravisseur
navre la destinationla fenêtre et ses échos de croix
supplicient la rencontreà son larmier l’hôpital
empierre le halo d’un soupirun reflet de lampe dans le noir
ironise ma fièvre de plénitudeles ombres du tamaya
subjuguent la chambre qui muraoiselles et sylphides
anges ailés de silenceinsectes d’or inverse
ogivale embuscade au pinceau des cendressilhouettes sans mémoire
près du souffleur cardiaquec’est parmi l’écarlate de mon sang
qu’erre l’échancrure lunaireÉglise nouvelle
Otages
du soir qui bruine
les vitraux vont cendrant leurs anges polychromesTitubante
une vieille femme
après un temps comme un siècle
s’éloigne de l’étagement des feux épars
qui frissonnent au pied d’une madone
elle se retourne une dernière fois
d’un air de pardonner à l’apathie du bois
elle incline le vague lunaire de son visage
sur sa vêture noire
et y résorbe les lignes de ses mains jointes
De sa répétitive prière
il reste quelques chuintantes d’or
qui s’accrochent au tabernacle
aux huiles peintres des calvairesDemain
après mon voyage
à travers l’hôpital des lumières languides
je serai
sur les éminences de l’aube
par ma veine la plus bleue
rayon parmi les rayons premiers
pour raviver la sollicitude
dont les excellences de verre
entourent
les tristes de cristalLe verrier
Au milieu de la table entre les mains inertes
avoir pleuré des nuits enfle un morceau de verre
à travers lequel jusqu’au lilas du parfum
transparaît celle qu’il navra
et dont la détresse s’est ceinte de rochersCar son art fulgurait au plus fort des mémoires
et l’oeuvre sacrée portait l’homme défait
On vint le conjurer de rêver un vitrail
qui dominant la nef saurait éterniser
de la martyre du lieu l’exemplaire assuranceLes pigments scrupuleux partagent le remords
un pinceau lapidaire illimite la sensation d’absence
puis jusqu’au souffle
il rend le visage
avec les yeux de jais qui regardent un dieu
il peint l’effusion de la tunique blanche
entre le flagellateur et le lionEt chacun s’amuse ou s’émeut
de ce ton fraternel ou familier
quand tout gesticulant il parle à la sainte que
rallume désormais le soleil des aurores
et qui chamarre la pierre des piliers
de ses brisements versicoloresLes aurores leucémiques
drilles sur le noir mué en tableaux
les destinations viennent au safranallumements de chaux dans les épaisseurs du bleu
afin d’ordonner des voies paraphrastiquespuisque de l’orient a sourcé le rose
en ruisselle la vitre myriadaireentre les navrantes ramilles des murs
le lent blafard du soufre des globesla cochenille de mon sang roule les étoiles
avec l’échancrure d’une lune à l’étourdieoù, parmi le sursis qui poudroie
une aire d’allure encore qui ne soit chancelée ?Le monde de verre
un grand arbre
où par intermittence
vient tressaillir le bleu d’hébétudele planétoïde polychrome du jeu sans orbite
qu’escamote soudain
l’oeil étonné de la vieille tourles mille enfants de moire
interdits ou déliés
dans la bourrasque des alertes maternantesles envols de vies noires
vers les nuages
qui vont transmuant caravelles et lassitudesl’impassible liseuse
dont s’exhale pourtant
l’alphabet pollinique des communionssi lisse
leur enveloppe de vitre
sous la paume opiniâtre
et le profond de la pupille
sous l’utopie de pénétrer
qui a la saillie de la jouefenêtre
les ingrédients du ponant
composent les nettetés de tes croix
lévitant cimetière
pour carreler l’imagerie qu’on dépouillel’instant lugubre
y dépose comme brume
la buée leucémique
sur laquelle la pulpe du doigt qui s’efface
ne sait plus graverCarreaux
en buées échancrées
en succès innocents des croissants
sélènes pictogrammes du sceptre aoristique
ces tétragones qu’à l’orée de la dyade
va noirconjuguant un aplomb insistéparodies de lices où des lignes
intermittemment vouivrentcommenceresses claires
et appréciements de bleu pastel
atteignant l’oblique montueuse
elles acheminent leurs veinures avitaillées de sombre
vers les horizontalesaux fins d’encoroller
leur minute de tigelles
parmi l’humide écaillé
poindre s’immole à la novade cueillir
jusqu’au bouquet hors la séquence
la main est l’ardeur
de s’en remettre aux guides de vaguant aiguaildéjà linéaments à même la bonde
le remenant des hyalophoreset le jour ira s’épanchant
de l’exuvie qui le paillette et le tigreLaconismes
I
Bouteille au pied d’une statue de madone
Son étroit goulot gauchement retranché
ceinte d’un ruban cinabrin
et d’une ligne d’argent
sa transparence prodigue d’eau d’émeraude
elle prosterne
l’anthologie d’un champ de bléII
Bouquetière
Parmi les éclats les roses sparsiles
parce que la colère elle aussi
est candidate aux épures nocturnesToute l’eau versée sur le tapis
pour les noyades des sylphides
qui se fussent délivrées de la laine veloutée
et qui évasent la prunelle de bistreAviaire
le verre a musiqué
sous le pas élusifà mi-pente de fièvre
depuis la brisure éveillée
s’aile le multiplicandetoits de délitescences
oiseleurs volutésun inespoir mordoré
détrousse l’habitude
du timbre de sa voixorphelin du péremptoire
le temps s’interloqueet ces mouvantes figures d’un ciel insaisi
soudain se renonçant
en l’humblesse de la ligne de cendreÀ l’acmé de la leucopoïèse
foyer des mille trains
un ovale
où la nitescence extrait ma passéele safran y fait des châteaux de nord de sud et de l’éventuel point de départ sur lequel appuie mon délai
l’est et l’ouest y sont émulsionnés par le fluide brésil
le tremblé du trait noir
qui inachèvera toujours
la calligraphie de mon lendemain-poème
quelle est son ardeur à freindre
et à éclore !mes yeux se souviennent
de soulever leurs carats d’iris
parce qu’il existait un ciel à adorer
et l’art de facetter l’eau de l’infinidans ses à-pics d’élucidation
la verrière avalanche tous les parcours à la sanguineJe n’ai jamais rien écrit
Je n’ai jamais rien écrit
sinon la solitude
imminence du poèmequ’elle fut longue
comme un ouvrage dès midi
l’attente du silenceje m’abandonne
à mon souffle
où désormais poudroie l’horlogemon corps sait un déshabillage
dont le tressaut retrempe les sensla moindre pensée d’un geste
a le poids d’un monde perdudes oiseaux polychromes
se répètent dans les voilagesdes fruits rouges se délivrent
de la succulence et de l’éphémère
dans le pénombral creuset de la porcelaineun coeur de sucre
inconnu désormais
à toute amertume bue
raffine sur la candeur
auprès de la lampe girondesur les portes closes
les poignées d’or
se réduisent à l’écho
du visiteur en la mémoireJe n’ai jamais rien écrit
sinon la solitude
je ne me trouve nulle part
sinon à l’imminence du poèmePure halte
Dans le poignet de brume
un plain-chant fait tressaillir
les vespérales veines des arbresDans le clos de l’invisible
un contour suppliant
ensoleille sa rosaceLa patience pressent les étoiles
qui d’un coeur de flambe en poudrée
parsèment le battement du mystèreLes nourritures impossibles
enfin
sur la table transparente
elle a déchiré le filet mince
regardé rouler
s’alentir
se figer les orangesson dernier semis de perles
gravé sur les carreaux
la pluie se taitcalmée
l’haleine
filigrane
la pénombrehurlée de la lampe
son jour qui bluffeelle attend les mains moins disparues
calligraphes des partages de jadis
encres broyées sur la source du poème
pour écorcer les fruits d’ombre
qui parsèment le tapis couleur de pailleaprès le sommeil et ses saccades
allumement des oranges
avec l’or qui nomme les florilèges
les jus cèdent aux auroresle tranchant
qui rayonne l’arôme descellé
s’irréalise à ces soleils propiceset ce n’est pas s’éteindre
ce continu sillage du luire
océan du mur
récif de l’angle
périssoire de l’aquarelle
où se rose encore ta jeunesseet cette heure
qui fiche des aiguilles coureuses
dans la mire de l’éternité
réfléchissement des oranges
dans le profond de la table
spectrale cueillette
pour le sang devenu spéculairece qui repose comme demain
à l’intérieur des paniers tressés
sur les sommets inatteignables des armoires muséalesoiseaux des premiers ciels
échos des blés d’enfants
baies à même l’émeraude plurielle des évadés
gestes parmi la vigueur dévouée
aux gibiers du jardinsur ces passerelles exquisément arquées
en lesquelles se sont muées leurs ansesvoyez-la traverseuse de ses dernières faims
Assouvie
à demeurer ce qui délibère
longtemps étourdit le faisceaulinéaments de paucité
au bas d’une inclinaison vaguelorsqu’un sang miraculé
élit les minutes poètesvoile à la lucarne
l’aube de neige
concède un bleuissant défaired’un verre le rose allumement
apothéose l’inemploidans sa flammerole cueillie
un fruit brûle la nourritureet sur la courtepointe
où le florilège en chagrin
retourne au germe
des éléphants satinés
troubadourent ce relais
d’ors et de verts rassasiantsDolor colorque
I
Vitrail
cet ahan d’yeux
par-delà ce qui matière
jette ses cristallins fallacieuxpour la source
cette incessante épée
qui traverse la gorgedivisible torse
ondoient deux fils de sangpar degré
modère leur sombreur
le rose lunaire du dénudementjoignant le jardin polychrome
où repose la satiété d’un contemplateur
leur invisible réunion
allume un déferlage de corolleII
Se doloser
Sporade et multiforme
la braise qui le dominait
ne franchissait pas ses contoursles sentences et les humiliations des vitraux
avec leurs fagots leurs tuniques
avec leur bleu palinodié
avec l’émulation des macles de leur orange
n’étaient pas consuméeset moins encore
vassalisant le tremblé des lucioles en rangs
le revendiqueur taillé dans un sombre
qui suppliciait tous les aubiers éteintsPar la voix leucémique
distributive et bleu de nuit
couleur des chronométries anémiéeset ce lent évanouissement
qui safrane la sentinelleparfois tout à cette définition
qui sacre le bibelot
des silhouettes tutélaires
gracient le tamayadu poids des ailes
s’effeuille le navrant vitalismelignes et bandes par myriades
vivier de la verticale et de l’horizontale
des insistances comme des sourcesde sa luneuse angéiologie
le sang s’exile
pour se relier au noir
par-delà folklore et symboleje suis ce legs à
sa métamorphose en l’encre
qui carrelle les transparences incunablesArrivée en gare
la pluie
emperle les transparences
qui divisent le défilementanimalcules d’eau
territoires de verre
leurs itinérancesembellie et néon
se disputent le butin d’étincellesune toiture déjà
émanation des forces qui freinent
supplée au ciellampe réfléchie
asile de tous les rayonssources jumelles qui safranent
la fluente obsidienne des multitudesS’éclairer
découpe en ribambelle
de la silhouette humainele sombre meut ses multitudes
sur les aires du passagedédoré par le fermail des textures
le nuancier du transparaîtreun oeilleton de safran
des syllabes fulgurées
un bagage qui gronde
effervescente consomption des tabacs
des secrets des silencessoufré pluriel sur le nectar des haltes
les vitres se prodiguentpremière couleur du geste
pour la glyptique des prunellescongé de bleu soprano
le ciel y fascine sa braise candideun train
laissé à sa déshabitude
gemme de la vitesse
où villégiature l’étoile
robuste évanouisseur de visages
les voyelles des villes s’évadent
jusqu’à renommer la lumièreinnocent
de la distance
couturier départ
qui réunit le sang lunaire
à l’ignescence des mille vertsCharme
aiguière en voyage
sa transparence mauve
et déjà syncopé le porte-fadeurs
avec l’arbitraire de la tablette
qui eût gardé contre le brisune eau reste au boire
autant qu’au ravir
du défilement s’alentissant la moire
tantôt irise tantôt platine
l’étique ovale tremblé qui la surfaceMusique
Effusions d’orgue pensif
à travers la pierre
des vitraux bordent la rue des Solitudes
imagier et féal le verre
parmi l’étincelle de mai
partage le sentiment de plaieLe poème devenu proie
Comme un fauve
l’azur
infiniment bondi
au cri de la persienneun fauve
l’azur
et soleille l’inassouvi
qui le médailleet la vitre imagière déjà du souffle
sur l’antilopiné sans sommeil
dont la course
à travers la page de savane
est cet alphabet dérangé
enclin à l’effaçure
autant qu’à la stupeurInsomnieux kaléidoscope de la jeune leucémique des lisières
orange et lilas
stupeur de la rotation
un soleil a scindé
son sang de galaxiedeux abat-jour
orphées des anglesombre et lumière
envisagent des trigones
pour la lyse des basessymétriques jachères
des épanchementsle point secret
où se fondent les aigus de leurs sommets
pollen de voyelles infirmières
sur l’aile anémone du sursisdans le mauve plissé de la couverture
s’ensable le florilège dédoré
son signet rouge et flexueux
comme brisures d’agrippementet toute lame toute entaille
toute veine évidente et sud
remises à l’entrebâil des rideauxmétamorphique minceur
d’un compendium de silence
cet instant mande à la relayeuse
une lave ocre et prairialeidéale ténuité
d’oiselles musicales
lamelleuse légende
des masses de jadis
seul le larynx d’Homme
buvant à son incunableinterstice andante
de pluie pénombrée
minuit dodécaphonique
fabulé de ruisselancesdans le sang brillé
d’os alunis
et d’arythmie pellucide
se retrempe l’uchronie des incandescencesFenêtre imagière
le croisillon
éclipsesur les horizontales
des glissées
se dépensent
pour réinviter
les luisancesdéjà
de l’angle du carreau
la mue restitutivediagonale
à travers l’aoriste du cyan
lune son éclosion de verrierLe Tao leucémique
ses linges
des vêprées recrudescentes
vont fleurant l’achronie et le mètre torpideun rire
transcharnel
leur octroie quelque altesseleur tomber les éploie
ravisseurs en diaphane rouge de tout luminairepaysage la hurlière
par-delà l’acrimonie des anglesô lisières
que s’audacent vos kaléidophanies
où faire louve filante la confluence d’hôpital !sa voie
anfractueuse passée de l’incandescence électiveau congé-racine qui tient toutes les salves d’inconnu
le reflet donne fée son quatre-feuilles de secondesvont merveillant en leur conflagration nulle
révolte comme tristesse
lés et bauxDe mon désir verrier mêlant parmi l’or et l’encens pour munifices mages la lacune
or ensuite d’une décade l’écrin de palissandre était retourné des abysses
et ton chiffre impavide descella sa gravure sur l’intaille insondable
le sidère n’ayant pas désappris d’effluer ses orients à travers notre havre lilacéSuicidable
de soliflore en soliflore acquise
aux soifs de son cueilleur poïkilomane
la rose des vents aura soufflé
les pastels des musculeux abat-jourparcourant le baldaquin de gaze
que tend le trapèze des tours
l’étoile s’étonne qu’elle cascadede l’arête longue qui
sur mon orientation a décidé
proéminent des ors et des noirs
aux fins d’arlequiner un griffon
que va fléchissant la vacance d’une lanterneà ce jour anfractueux qui l’engage
le myocarde cède son parchemineux volume
à l’acouphène qui légende sa frainteaussi le sang de sa pleine déroute
se bifurquant enfin au tamis des leucosesvêt d’une incarnate mousseline
le zéphyr de la dernière passanteet illune les neiges ascensionnelles
Cimetière hyalin
égaillement
de bouteilles de verre
ce qui est bu
ce qui est vide
scintille
languides étoiles égarées
dans le jardin du souvenirSublimatoire du besoin
foudre platine
sur le fol hyalin
pour muer la brisure
en naissante dendriteversicolore anthologie du jour métabolique
sa capillarité émonde la contemplation
et congédie le porphyrocyané lacis des vaisseauxoutreretour et transapôtre
le myocarde trimardeuret le liquide désapprend la viscosité
en compliciant l’ulysse leuçalgiqueà même la jachère des alcools
des chemins germinent leur pas lucide
là où la soif émancipée de l’araire
afin qu’abonde-aure le saisonneur
disjoignit ses commissures jusqu’à la transparenceTout portulan évanoui
à une éphéméride de chrysocale encor
se seront soustraits les trois angles glutinéschamane de l’induit
le soupçon d’iris suscite l’abîme des reflets
et le zéro du choc
promeut la chute au transplafonnierflueurs des lignes à leur non-sonore noël
pour chaque aplomb
cette horizontale d’épiphanie qui suspend la céréaleor les parallèles
prodiguent la hauteur pulvérulente
air et corps au bout de leurs élans
ignorent la conjointureles brins qui murent
une île y corrobore son extraitson geste sanguifié par la gamme des cendresses
jusqu’aux neiges mages dérobant les arbres de noir
baigne un navire dans le lait d’une approcheet translate l’abord
avec la pupille
avec la plante du premier est
à la luisance de voile qui croîtOpulence
de cette embellie
l’inespérépar surcroît
du chat fauve l’inopiné bondir
dans l’arbre de pluie
qui emperle et gorge les carreauxà ce point étincelé
le remuement
une cristallerie cascade
en manière de bénévolenceet de tous les carats de l’instant éclabousseur
aumône les prunelles mendiantesLa navreuse
l’ambivalence des lisières
possède le moment cardiaquesous la netteté de l’affublement jaune
pareil au bris d’éteule d’un vitrail qui parabole
l’axiome des saisons délie ses phonèmes
de leur obligationaux extrêmes des pulpes le foliacé recueillir
s’est arrogé la pointe de lancepar l’insoupçonnable écorchure
tout le long de son pluriel
le journalier décor s’étrangepartir vrai s’échevelle
s’épanche en déplantations de ventflanqué de son recel hématique
stride un train disparaissableà travers la détissure
l’aiguail endiamante l’exuvie d’un repospuis à l’épointé où richoie l’élan
transpercer
équidistance des orées
échappe de toute préhensionsource
de carole
et d’aileinépuisablement dégouttant d’abîme
Or nué
Jusqu’à la si nette cueillaison de verre
une cathédrale se coalise avec un feu
aliforme s’y prend et le file une soudaineté
à l’aube pollinique des torpides fusainsFragilités
Poids de la pluie noire
sur les panonceauxla hautainerie de leurs mots-luminaires
a ployéprodigieuses
des enjambées
franches de toute blandice
vont alors exilant
de la ville vénale
les démesures qui
dans le battage de l’outre-coeur
avaient contrefait des dieuxTénue
prunelles feuillies
dissoutes cités
chemins qu’auront charmés
les joueurs de murmurelibation
de la dernière systole du fragiledans la courbure des herbes
se moirent les veinesdu souffle
une nacelle encore
pour dériver le carmin pusillanime
Nectar de luminaires
bleu lisière d’un midi
carillonné par la divagation battanteméticuleux rendez-vous
des clairs de monde
et de ciel
en la gamme d’une corollearceaux de cette quiétude
prodigue d’ovaleset roses
des pétales transparaissent
au travers des pétales rosesentre eux ira se glissant
ma présence fissileMaladie magicienne
la poignée
en dépit de son brandissement lacté
dissoute
dans l’ombre téméraireune liqueur de bleu diaphane
emplit les carreauxramures du reverdir orpailleur
ivresse des dehorset ne demeure au verre
que le malingre embuement
de la désenchanteressequ’un vieux noir de cadre
ses lignes se croisant
ses angles démultipliés
pour sa prétention au termepuisqu’il arrive que le vent
et la pause de l’oiseau de moire
concernent le tamaya
qui visite l’aquarelle
et qu’arque la sanguineprestidigitatrice détresse
et la transparence est ce va-et-vient
d’un sentiment de cielLa nuit guérisseuse
le rose et le blanc
ont suspendu leur ruissellement de lingerenversée jusqu’à la trouvaille
une ampoule dégorge dans l’anglele lavis
enténèbre ses énigmes de cercles et d’arceauxle verre
qui a étrangé le verre
d’une neige soudaine
abonde
et chaque carreau renonce son inchoationmais déjà le gris-bleu
a restituél’arbrisseau fige ses oiselles
devant l’inexorable éteignementce qui safrane à peine les croisures
leur cède sa quiddité de sourceune brume faramine
dévore le cyan des divisionsde part et d’autre
d’un corps qui repose
ces épanchements d’ombre
avec ces rus de mauve laineDe la transparence à la transparence
I
pour lacuner la route
d’une inlassable étoile vitesses
et passages annulerluit la trouée soudaine du connu
ces six pas
dardés par le trottoir
cet agenouillement
parmi l’exponentielle avaniemain et rupture
convergent vers l’éclat
où du rose ira précisant du verreII
qu’importe autour
jeux brisés et fades effroisquand désapparié
impuissant à sombrer son oblique dans les herbes
paraît un soulier d’enfantson injonction de laine à saisir
la couleur progressiveIII
la cache
aux confins des absences d’eau
dans un presque closil reste une aube
et c’est gésiret c’est allumer anguleuse
de la paume se levant
toute cette façon de gemmesoit atteint le sang
IV
derrière la robe de la fille qui
lente approche
déjà l’effusion
a nuancé le rougeà sa fixité
puise l’agonieles yeux s’échangent
V
il n’est qu’un geste
recueillir le fragmentun corollaire du geste
essuyer
puisqu’il déroge à la meurtrissureet comme elle réunit désormais son regard à cette optique
six pas sont légués
à son éloignementau travers un monde est trouvé
où rosir a supplanté la larmeÉvanescence architecte
des nuages croisent
leurs actualités filamenteuses
pour le sortilège de l’angleainsi partir l’altitude
augure de la translation
jusqu’au matériau d’azurimmaculé partout
au-dessus des bâtiments
ce voeu qui volute ses fuméesGravure
verre
à même la nébuleuse luisance
et l’horizon a diminué son arbre
dans le sortilège leucémique
qui approche les peaux des flanellesfenêtre
toutes les croix de ton partageleur sombre accru délivre l’acuité
pour graver sur des tablettes de ciel
sang et vent
oiselles de feuilles
foudre et aorte enfuiedébord des soirs sans rose
et fiole vide sous la lampe des sursisL’arbrisseau verrier
la caducité
en suspensl’effeuillement
fait des proies
triomphantes d’incarnat
et de flamme mirabelleau tremblé
au tournillé
au dansé du vitrail arachnéenÉglise
Et j’eus soudain besoin de vous
vitraux
qui dominez et cernez les apaisementsqui muez
le rébarbatif soleil
en paraboles polychromesen assombrissements
fidèles
au coeur patient et vespéralJ’avais soudain besoin de vous
vitraux
qui prenez tant de part à la cendre émue
de la dernière silhouette en prièrePolychromie de la déprise
aurore
un ciel en orangé
infiltre le train
ses coulures
à travers la balbutiante assertion des matières
hasardent les lettres de la destinationépanché le rose s’y mêle incontinent
jusqu’à la jubilation de l’illisibleet radieuse la vitesse
entraîne le trajet
dans un ajournement couleur bleu d’assomptionTradescantia
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