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Sujet
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Jamais je ne pourrais trouver de joies, si brêves,
Si m’avait délaissé l’objet de mes amours,
Si n’avais pour raison de vivre en ces longs jours
Plus l’amour de vos yeux ni le ris de vos lèvres.Las, vos traits de mes yeux se sont évanouis
Et sans votre portrait, ô mémoire cruelle,
Ne pourrais vous revoir en ce triste exil, telle
Que mon coeur vous aima et vous épanouit.Et n’en suis pas encore au mitan de ma peine.
Si ne puis vous revoir que sera-ce demain?
Vous auriez ôté ce voile, de vos mains,
Et mes yeux à nouveau vous reverraient, ma reine.Un baiser, de mon front chasserait l’ombre noire
Mieux que mille portraits, mieux que le plus beau rêve,
Et si donc votre coeur m’accordait une trêve,
Serais bien aise de rafraîchir ma mémoire.Mais, las, ne le voulez et je baise vos mains
Mon amour est dompté, votre coeur en est maître
Car vos yeux, à mon coeur, votre âme ont fait connaître
Et de si grands trésors ne courent les chemins.adn
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