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Poème partagé par stef – création poétique en ligne
Ligne fugace de mes pensées, s’envole près d’une fable,
S’abreuver encore une fois de l’essence même de la liberté.
Je me rappelle de ce rêve, cruel d’en avoir été doux,
Qui berce, qui inonde, l’âme ;
Puis par son réveil, déchire, laissant ma chair pâle,
S’échouer sur la triste limite des bords du réel.
Je me souviens d’avoir été l’instrument du chant des sirènes,
Fidèle compagnon de ma solitude,
Vibration mystique, nous n’étions qu’un, nous n’étions rien,
Rien d’autre qu’une petite note.
L’amour s’écoulait religieusement de notre autel,
J’oubliais le sentiment d’ignorance,
M’invitant au beau,
Comme une fleur s’invite au ciel.
C’était, pour une durée d’inexistance,
Un lieu, où la forme semblait être force,
Où la grandeur se faisait volume,
Se mélangeant et s’intermelangeant sans cesse,
Dans un spectacle qui déroule sur un tapis,
Les premiers souffles des graines de vies.
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