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Poème partagé par Noel-Opan – création poétique en ligne
Je vais au gré du vent semer des pas sans cible ;
Le monde a ses tenants et pleure en ses haillons.
Pourquoi faut-il tenter de demeurer sensible
Quand, retournant sa veste, on a des médaillons ?Le monde a ses tenants et pleure en ses haillons
Ne sachant plus quel saint téter pour sa survie.
Quand, retournant sa veste, on a des médaillons
On s’imagine alors être centre de vie.Ne sachant plus quel saint téter pour sa survie
On sert le grand des monts en suivant ses valeurs ;
On s’imagine alors être centre de vie,
Et l’on chante en solo ses morceaux de douleur.On sert le grand des monts en suivant ses valeurs
Sans plus se soucier de la santé du monde.
Et l’on chante en solo ses morceaux de douleur
Faisant mine soudain de rentrer dans la ronde.Sans plus se soucier de la santé du monde
Le poète blessé confond les éléments.
Faisant mine soudain de rentrer dans la ronde
Il clame des propos qu’il écrit puis dément.Le poète blessé confond les éléments
Dans un ciel affligeant où se meurt sa patience.
Il clame des propos qu’il écrit puis dément ;
La gent toute étonnée apprend ce qu’est sa science.Dans un ciel affligeant où se meurt sa patience
Le conclave des sourds ne veut plus de pardon.
La gent toute étonnée apprend ce qu’est sa science
Quand soudain je me sens touché par l’abandon.Le conclave des sourds ne veut plus de pardon
Alors je fais semblant d’admettre l’indicible.
Quand soudain je me sens touché par l’abandon
Je vais au gré du vent semer des pas sans cible.
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