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Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
Adria:
– » Presse toi Anna, nos amoureux nous attendent
Je t’en prie ne fais pas autant de bruit
Tu vas réveiller nos parents
Depuis longtemps l’horloge a dépassé minuit.Anna:
– » Adria, arrête de chuchoter ainsi
Tu fais plus de bruit qu’une mouche
Bourdonnant au dessus de leur lit,
Nous devons être aussi discrète qu’un oiseau-mouche. »Leurs souliers à la main, les deux sœurs attentives
Par la fenêtre du balcon s’échappent de la maison
Elles vont rejoindre leurs amoureux si mignons
Dans le jardin éclairé par une lune complice.Les deux jeunes gens prés d’un bassin patientent,
Ils sont beaux dans leurs vingt ans.Falco:
– » Milo, tu crois que les sœurs vont s’échapper
De leur triste chambre pour nous offrir des baisers? »Milo:
– » Vois, elles arrivent illuminées par la Lune,
Elles ne portent que leurs chemises ses chéries,
Elles vont mourir de froid cette nuit,
Le temps est clair, le froid est notre bonne fortune. »Falco:
– » Pourquoi notre bonne fortune, je ne comprends pas Milo. »Milo:
– » Nos deux chéries gelées vont vouloir se réchauffer
Prés de nous, elles trouveront une douce chaleur.
Préparons nos bras pour les envelopper
Ce soir, je leurs promet une tendre ardeur. »Les deux sœurs rejoignent leurs amoureux,
Milo serre dans ses bras la douce Anna,
Leurs lèvres unies par un baiser langoureux,
Falco serre contre lui la tendre Adria.Anna:
– » Milo, serre moi plus fort, je meurs de froid
Que ton cœur me réchauffe de sa douce chaleur. »Alors que les jeunes gens s’embrassent tendrement
Deux visiteurs les regardent attendris,
Il s’agit de Cupidon et de Pan
Installés prés d’un bosquet, tous les deux sourient.Cupidon:
– » Regarde ces tendres et jeunes amants,
Je vais préparer mon arc et mes flèches,
J’adore ce tendre moment,
Je vais tirer une de mes flèches. »Pan:
– » Laisse moi épicer le jeu,
Je n’en ai que pour un instant
Je vais réveiller les parents,
Remettre de l’intrigue à ce moment heureux. »Pan s’envole et part rejoindre les parents,
Il se transforme en mouche au dessus de leur lit,
Bourdonne, gigote, chatouille sans répit
Réveillant la mère qui dormait sagement.Flora:
– » Vas t en sale mouche,
Laisse moi dormir, sors de la pièce,
Si je t’attrape je te mets en pièce
Avec une de mes pantoufles ! »Edilio:
– » Pourquoi es tu réveillé Flora,
Laisse cette mouche, viens prés de moi. »Pan redevient lui même, puis apparaît devant eux,
et se met à parler d’un air moqueur.– » Cher parents, je vous avertis que vos filles
Prés de deux jeunes gredins se trouvent cette nuit,
Edilio en tant que chef de famille
Vous devez agir, de leur chambre elles se sont enfuis ! »Edilio sort de son lit, devient rouge
La colère prête à exploser, quand une douce main
Se pose sur ses cheveux, puis sur sa joue
Un doux baiser, Flora lui chante un tendre refrain.Flora:
– » Que veux tu faire Edilion apaise toi Amour,
Souviens toi de nos seize ans,
De nos baisers, de tes chansons de troubadour,
Des doux mystères du jardin, mon tendre amant.Laissons nos filles, laissons les découvrir l’amour,
Ne sont elles pas jolies, ses beaux fruits du jardin,
Nées de nos baisers, de notre passion mon Amour,
Nous connaissons ces deux garçons, ce ne sont pas des gredins. »Edilio:
– » Vas t’en Pan, tu nous ennuis,
Laisse mes filles à Cupidon,
Laisse les aimer cette nuit
Rien n’est plus beau que la passion. »Pan disparaît et rejoint Cupidon.
Cupidon:
– » Tu vois mon ami, laisse les amoureux,
laissons les pour ces tendres jeux. »Les deux amis repartent sur un rayon de Lune,
Dans le jardin, on entend de tendres murmures.
Dans le lit conjugal, Edilio et Flora s’embrassent,
Les baisers des époux s’offrant en ramures
Aux esprits sylvestres, à toutes les audaces.
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