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L E S A M A N T S D’ U N J O U R. Edith Piaf (1956)

  • Ce sujet contient 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par Avatar photodaniel46, le 09-10-2012 06:56.
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    Plume de diamant
    ★★★★★★
    Avatar photodaniel46
    Membre Oasis
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      Paroles: Claude Delécluse et Michèle Senlis, musique: Marguerite Monnot (1956)

      Moi, j’essuie les verres
      au fond du café,
      j’ai bien trop à faire
      pour pouvoir rêver.
      Et dans ce décor
      banal à pleurer
      il me semble encore
      les voir arriver.

      Ils sont arrivés
      se tenant par la main,
      l’air émerveillé
      de deux chérubins,
      portant le soleil
      ils ont demandé
      d’une voix tranquille
      un toit pour s’aimer
      au coeur de la ville.
      Et je me rappelle
      qu’ils ont regardé
      d’un air attendri
      la chambre d’hôtel
      au papier jauni.
      Et quand j’ai fermé
      la porte sur eux
      y avait tant de soleil
      au fond de leurs yeux,
      que ça m’a fait mal,
      que ça m’a fait mal.

      Moi, j’essuie les verres
      au fond du café,
      j’ai bien trop à faire
      pour pouvoir rêver.
      Et dans ce décor
      banal à pleurer
      c’est corps contre corps
      qu’on les a trouvés.

      On les a trouvés
      se tenant par la main:
      les yeux refermés
      vers d’autres matins,
      remplis de soleil
      on les a couchés,
      unis et tranquilles,
      dans un lit creusé
      au coeur de la ville.
      Et je me rappelle
      avoir refermé,
      dans le petit jour,
      la chambre d’hôtel
      des amants d’un jour.
      Mais ils m’ont planté
      tout au fond du coeur
      un goût de leur soleil
      et tant de couleurs,
      que ça me fait mal,
      que ça me fait mal.

      Moi, j’essuie les verres
      au fond du café,
      j’ai bien trop à faire
      pour pouvoir rêver.
      Et dans ce décor
      banal à pleurer
      y a toujours dehors…
      la chambre à louer.

      Science sans conscience n'est que ruine de l'?me (Rabelais)
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