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Poème partagé par gentilprince – création poétique en ligne
La bête humaine. (Fable)
Dessus un champ carré de lignes
Où attendaient de blonds maïs,
L’automne froid venait en signe
Et le soleil brillait propice.C’était un cerf haut de stature,
Qui venait faire son marché.
Sans interdit et sans cloture,
Il s’y croyait autorisé.« Le prix du sang paie les épis! »
L’agriculteur était chasseur
Et ses amis pareil aussi.
Tout, de sueur, avait l’odeur.Il partit tôt de sa masure,
Chantant heureux sur son tracteur.
Les fusils battaient la mesure
Et les chasseurs faisaient les chœurs.Le ruminant un vrai gentil,
Ne comprit pas, pas tout de suite,
Que tout ce bruit était pour lui
Et que sa fin était écrite.Il commença par l’extérieur…
Son plan de chasse était parfait
Et de son aire supérieure,
Le carré vert se réduisait.La harde des réfléchissants,
camouflés de jaune fluo.
Attendaient… forts sont les puissants
Et se prenaient même en photos.A pas crottés les très Mâlins
Voyaient le piège se réduire
Et a l’affut au quatre coins
Ils patientaient dans un sourireLa horde des intelligents
Se pourlechait ivre babines…
Le triste au bois en testament,
Lâcha de peur un jet d’urine.Aucun des tirs ne le tuant,
Pas un pensa à l’achever.
À cœur battant toujours vivant,
Son corps en bout fut partagé.Moralité
Il est des maux insuportables
Quand les humains deviennent bêtes.Le pire étant dans une fable…
Quand c’est la bête qui est humaine.
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