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LA FONTAINE EN OCCITAN

  • Ce sujet contient 1 réponse, 2 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Avatar photoeolienne, le 17-11-2014 14:32.
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    Plume de platine
    ★★★★★☆
    Avatar phototroubadoc
      • Sujet: 1908
      • Réponses: 1619

      Poème partagé par troubadoc – création poétique en ligne

      L’ ANE ET LE PETIT CHIEN

      Ne forçons point notre talent ;
      nous ne ferions rien avec grâce.
      Jamais un lourdaud quoi qu’il fasse,
      ne saurait passer pour galant.
      Peu de gens, que le ciel chérit et gratifie,
      ont le don d’agréer infus avec la vie.
      C’est un point qu’il leur faut laisser,
      et ne pas ressembler à l’Âne de la fable,
      qui pour se rendre plus aimable
      et plus cher à son maître ,alla le caresser.
      « Comment ! Disait-il en son âme ,
      ce chien parce qu’il est mignon,
      vivra de pair à compagnon
      avec Monsieur, avec Madame ;
      et j’aurai des coups de bâton!
      Que fait-il ? Il donne la patte ;
      puis aussitôt il est baisé ;
      s’il en faut faire autant afin que l’on me flatte,
      cela n’est pas bien malaisé »
      Dans cette admirable pensée,
      voyant son maître en joie, il s’en vient lourdement,
      lève une corne toute usée,
      la lui porte au menton fort amoureusement,
      non sans accompagner, pour plus grand ornement,
      de son chant gracieux cette action hardie.
      « Oh ! Oh!Quelle caresse ! Et quelle mélodie !
      Dit le maître aussitôt. Holà , Martin- bâton ! »
      Martin-bâton accourt ; l’Âne change de ton,
      ainsi finit la comédie

      JEAN DE LA FONTAINE

      L’ ANE ET LE PETIT CHIEN

      L ‘ ASÉ É LE PICHON COS

      Né forçan ponch nostré talént,
      né faguessem ré coma mercès ;
      jamaï ùn modorré qué qué fasa,
      né saùprà passar per ùn plasentier.
      Paù dé gents, qué lo cél calihà é subrépaga,
      an le balhança dé grasir éngala amb la vida.
      Es ùn pônch qué lor cal laïssar,
      é né pàs sémblar à l’ Asé dé la fala,
      qué per se tornar mas aïmadis
      é mas car a sôn maistré anet lo manhagar.
      « Consi, disia, én son amma,
      ésté côs , per dé qué és coïndé,
      vivra dé par à companhon
      amb Senher,amb Donà ;
      é auraï dés cops dé brôcs !
      Qué fàs ? Balha la pata ;
      puéï tant leù es pina ;
      si én cal faser tant per qué mé afflata,
      aquo és pàs tant désaïsit »
      Dén aquela rémiradôr pénsada,
      vésént son Maistré en gauh , s’én vén pésugament,
      leva una bana tôt aperfrécha,
      én el la porta al méntôn , fort amorosamént,
      nôn sén acompanhar, per mas naùt ondrament,
      dé sôn cant gaùbios esté actatré ardit.
      « Oh ! Oh ! Quané manhogona ! É quano môsélà !
      Dis lo Maitré tant leù. Hola ,Martin-brôc ! »
      Martin-brôc acori ; l’Asé cambia dé tôn .
      Atal acaba la comédia

      Jeannot dé la Tountaïne

      🪶 Signature de la plume

      la vie est belle a la retraite que tu en ai 60 ou 70 ou plus si tu es en bonne sant?! tamalou? mot a eviter;
      les poemes un passe-temps sans aucune pretention dans la beaut? de l'aurore avec le soleil qui me fait des levers pharaonique sur la mer...

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