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Poème partagé par Linette – création poétique en ligne
Cette messe dominicale et sacrée,
à ne pas manquer sans l’accord du bon curé,
voyait ce jour là les habits du dimanche
concurrencer quelque peu les aubes blanches.
Sous l’œil bienveillant du fidèle sacristain,
les villageois s’asseyaient sur les bancs de pin.
Mains jointes et visages levés vers l’autel,
à l’écoute de l’évangile solennel,
attendaient le pieux sermon hebdomadaire
tant craint par les éternels retardataires.
L’homme d’église prêchait depuis sa chaire
et là débutait le douloureux calvaire.
Il fustigeait ses brebis avec malice
déplorant tant d’absences à son office.
Quant aux abonnés de la mauvaise heure,
les bavards, polissons ou autres chahuteurs,
ils étaient priés de visiter sa cure
pour revoir du catéchisme la brochure.
C’était le silence chargé de repentir,
les yeux rougis, les chuchotis ou les soupirs.
Enfin, les cloches sonnaient à toute volée
libérant ce petit monde bouleversé
avec dans les mains soudain beaucoup de monnaie
pour les pauvres assis sur le parvis glacé.
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