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Poème partagé par BOUCHARBA – création poétique en ligne
La mer, ma mère
Ah la mer, ma mère où je trouve mon aise
En plongeant ma pensée dans le jeu de tes flots,
J’aimerais tant m’ancrer en haut d’une falaise
Comme un phare ébloui muni de mille hublots.
Me veux-tu comme enfant chéri malgré mon âge
Qui cherche un équipage auquel son être tend.
Sans craindre te quitter d’un mal ou d’un naufrage.
Je suivrai tes marins au gré des quatre vents.
Ah la mer qui dissout mes ennuis, ma détresse,
Nulle autre étendue ne sait tant m’émouvoir.
Je voudrais vivre en toi, boire de ton ivresse,
Le limpide brouillard qui habille tes soirs.
Qu’il me plait d’écouter le murmure des vagues
Quand ton remous s’apaise et ton âme s’endort.
J’aime autant ta fureur qui déchire les algues,
Qui roule les galets et drague un sable d’or,
Et ta nuit étoilée aux splendeurs édéniques
Où scintille l’argent des flots et firmaments.
O Mère, allaite-moi d’une brume magique,
Je saurais à moi seul affronter les tourments.
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