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Sujet
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—- La Sirène d’Elégie et le Pêcheur d ‘Ecume —

1. La naissance de « Pécusile »
Dans un grand vent d’allégresse et de bonheur
Où tempête folle, désastre de guerre et rancœur
Se sont achevés dans le tourbillon de la destinée,
Les circonstances ont choisi leur sort, providence et fatalité,
La passion étant plus forte que tout
Sirène d’élégie et Pêcheur d’écume vivent l’ amour fou !
Amour puisé dans l’encre bleue des flots
Écrit sur la page blanche de l’écume, l’histoire
Où la tendresse se construit au fil de l’eau
L‘océan et le soleil reflètent dans la brume du soir
Les moments d’ivresse, les vagues de sentiment
Nuages déferlants, désir naissant !
Sur cette plage de l’Île du Souvenir
Où l’amour se construit, où l’amour demeure
Union et mariage de deux âmes sœurs
L’existence, la vie, les sens deviennent plaisir !Chaque jour qui passe est un jour de souvenir
Mémoire d’amour, mémoire de guerre, mémoire ancestrale
Confession intime de l’écume et d’une bouteille d’élégie
Longue fut l‘attente de la rencontre, cela leur a été vital
La mer témoin de leur amour, la mer est belle, la mer est cruelle
La mer, berceau pour les gens qui s’aiment
Hymne pour gens heureux, douce hirondelle
Balade pour amoureux, un bonheur qu’ils sèment !
Lune après lune, la sirène se fait plus belle.
Saison après saison son ventre devint plus rond
Et tangue sous le poids du mignon.
Ses doux seins aréoles dorés
Jolis jumeaux hâlés généreux et gonflés,
Visible flamme des changements
Fruit d’un petit grain de folie et dérision
Des nuits de fureur et de passion !Assise sur le Rocher de La Déesse
La sirène attendait un signe du ciel et de la mer
Mettre au monde son ange, enfant de sagesse
Une vague à lames, douces et amères
Les larmes de douleur, les larmes de bonheur
Son doux amant tenant la main, touchant son cœur !
Déchirement du corps, spasmes violant
Dans un ultime effort poussant sur ces rondeurs
Expulsant ainsi, et libérant un doux bébé brayant !
Tendres amants de la mer pour joli enfantement
Vaguelettes aux doux clapotis de l’eau pour enchantement
L’océan accueille le nouveau-né , la houle le berçant !
Corps ondulants, la mer joue la valse lente des vagues
Bras tendus vers l’enfant tels de longues franges entrelacées des algues
Ouvrant leurs coeurs vers de nouveaux horizons
« Pécusile » fleur de l’ Onde, « Pécusile » leur nouveau monde !Le temps est mensonge, le temps est infidèle
Nuages et halo, des mots mystérieux du ciel,
Le soleil a perdu son bel orbe d’or tombé des cieux,
Au loin s’éteint le firmament, sombre fiel
Reste ombres et sculptures fantomatiques !
Le zénith se découpe en mille crêtes zébrées
Laissant paraître des visages fantasmagoriques,
Le vent arrache la terre craquelant et fissurée
Terre battue, terre ridée, figures géométriques.
Dans une douleur muette fragile et sage
Terre et vent se mélangent dans le paysage
Haleine gonflante où la mer vomit l’écume
Les vagues déferlantes se jettent sur la plage
Terre ciel et mer se meurent dans l’épaisse brume
Dans une torture amère, l’île saigne !
Arraché au restant de la terre, l’œil du cyclone règne.L’archipel n’est plus que désolation et fêlure
Quand le sort n’est que prédestination et destin
L’île peut se rassurer et panser ses blessures !
Dans la tourmente, Pêcheur et Sirène disparurent.
Laissant Pécusile seul et sans arme, orphelin !
Orphelin de l’amour, il pleurait tous les jours
Sa voix douce des anges, requiem et amour,
Les flots amènent le chant dans les profondeurs aquatiques
Orgues marines vibrent , symphonie océaniques
Appel de la mer pour enfant en chagrin !
Venant du fond des abîmes, ami de l’humain
Fidèle cétacé, migrateur, l’esprit de la mer
Voltigeur des océans, langage de l’univers
Joli dauphin sous son aileron sauva Pécusile.
L’Ambassadeur et l’Homme-Sirène quittèrent l’île
Instinct de vie et de mort, ils nagèrent vers d’autres mers !Nadine, le 27 avril 2010
(mars-avril)😆 EvE-LyNe, 😆
EvE-LyNe
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MONESILLE