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Poème partagé par yoledelatole4 – création poétique en ligne
Londres 1886
Elle arpente du matin au soir les ruelles
Habillée de guenilles et de bas résilles miteuses
Sur le palier où la pluie froide et cruelle
Habite son apparence de femme à demi boiteusePour quelques deniers son corps est acheté
Marchandé par des messieurs en costumes trois pièces
Qui salissent son corps tel un timbre cacheté
Se moquant honteusement de ce qu’il reste de sa hardiesseSous les lampes à pétrole on devine sa chevelure rousse
Ces yeux verts qui font jalouser les vagues de l’Atlantique
Et ses messieurs gousset dans la poche qui se glousse
Quand le dimanche survient vont à l’église chanter cantiqueSur les pavés humides l’aurore survenue la clé s’ouvre
Sur l’affreuse chambre qu’elle loue ô trop chèrement
Son enfant encore endormi de ces douces mains elle couvre
Faisant fi de ses hommes et redevient fièrement mamanOn la surnomme la putain , on l’appelle la catin
Seule l’aube connaît sa douleur et ses blessures
Mais le crépuscule l’enlève jusqu’au petit petit matin
Quant au temps maudits la caresse de morsuresSeule l’aube connaît ces histoires et ses larmes avalées
Et dans ces bras à son bébé en son sein elle donne le lait
On la surnomme la putain , on l’appelle catin par des fétides et putrides amants
Mais dans ces bras et en son sein il lui sourit et serre le doigt de sa rousse maman🪶 Signature de la plumela nostalgie est un bouquet de fleurs enfoui au fond de votre coeur , qui vous embaume quand remontent les souvenirs du bonheur , yohann
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