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Poème partagé par Merdesiles – création poétique en ligne
Dans les pas des chèvres
Dans les lacets , dans les vallées
Longeant les terrasses
Bordés de vieux murs , d’oliviers sauvageons
Les bêtes viennent s’y abriter
Les jours de grands vents
Le jour ou le mistral et la froidure les serrent
Entre les vignes des propriétés
Des chemins plus larges mène souvent à un cabanon
Simple au milieu des terres
Sous le soleil , c’est là la refuge des paysans
Ici , et là , les sentiers s’effacent et cela devient
Un jeu pour chercher son chemin
Un jeu de patience , un jeu ou il faut du courage
Ne craindre ni la chaleur , ni l’odeur des farigoules
Repousser les genévriers rabougris , maraudes
Qui vous enroulent aux chevilles comme des crocs de vipères acérés
Rampants sur la caillasse en rocaille
Entourant les chênes verts , contournant l’herbe des prés
Les bosquets , puis, on retrouve les sentiers de lumière
La lavande sous votre regard fait le dos rond
On se hâte , on a soif , on entend déjà les fontaines des places de villages
On pense ombre douce , place tranquille , rues empierrés
On s’arrête pour souffler devant la devanture d’une petite boutique
Des savons comme des bonbons , des sachets de lavande brodées
Comme ceux de nos grands mères vous narguent dans la fraîcheur de la vitrine
Le sachet de sel de couleur vous fait songer à un bain
Un bol de fraîcheur , qu’il faudra aller prendre dans la grande bleue
La mer Méditerannée , la seule qui ne va pas vous tromper
Vous la savez douce et redoutable ,murmurante , salée ,
Vous jetant sur vos fesses dès que vous vous croyez son Dieu
Son maître insaisissable , cette amante de Marius
De Zeus la femme , elle vous jette à même le sable
Vous écumant les lèvres de son baiser salin
Vous présentant de Fanny , le postérieur en tenue de bain
La Provence vous dis je , vous tient par la main
Vous suce le tétin , vous prend comme la mer prend le marin.
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