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Poème partagé par Noel-Opan – création poétique en ligne
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Les champs étaient tout blancs, le jardin englouti
Quand le soleil naissant le sortit de l’ennui ;
Il avait froid au cœur.
Et le vent qui brûlait ses récentes blessures
Avivait sous ses pleurs de sanglantes gerçures ;
Il buvait son malheur.L’hiver était bien là, sur tout le territoire
Où les arbres témoins de son fameux déboire,
Pleuraient en stalactites.
Personne, aux alentours, pour lui porter secours
Quand son âme fuyante emprunta le long cours ;
La messe était bien dite.Ce bonhomme en errance avait fort bien compris
Que le monde distant n’apportait que mépris,
Lui ôtant sa couronne.
Et même les oiseaux paraissaient êtres mornes
En sifflant tristement hauts perchés sur des viornes
Qui leur servaient de trône.Soudain, se ravisant, il partit vers la source
En trouvant du ressort pour poursuivre sa course,
Et ne pas renoncer.
En la route gelée, un long défilé d’ombres
Venu des arbres morts avecques leurs bois sombres
Paraissait s’enfoncer.Puis bravant l’aquilon, le nez dans son écharpe,
Il courut vers le site où sonnait une harpe
Qui fendait le silence.
A la claire fontaine se peignait une Muse
Qui jouait en arpège un doux air qui l’amuse ;
Elle est en nonchalance.Notre homme solitaire, à ce chant magnifique,
Crut soudain voir la fin de son sort maléfique,
Il sourit de nouveau.
Lors l’éclair sans tonnerre apparut à sa vue
Et ce fut un mystère, une joie absolue
Qui emplit son cerveau.…………………………..
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