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La bourrache (Borago officinalis) symbolise traditionnellement le courage, la joie de vivre et l’allégresse.
La bourrache officinale est souvent associée au courage et à la protection. Cette fleur est facilement reconnaissable à ses pétales bleus étoilés.
Utilisée depuis des siècles, la bourrache a une grande valeur symbolique dans diverses cultures.
Famille des boraginacées
Parties utilisées : fleurs, feuilles et tiges
Floraison : mai à septembre
Récolte : les sommités peuvent se récolter à la faucille (environ 5cm) et les fleurs à la main.
Utilisée comme légume depuis le Moyen Âge, la bourrache était aussi un symbole de courage pour les chevaliers. L’école de médecine de Salerne lui allouait cette devise : « je soulage le cœur, j’enfante la gaîté ».
Origine géographique et historique
Origine naturelle : Elle provient initialement du Moyen-Orient (notamment de la Syrie) et du pourtour méditerranéen. La bourrache officinale est une plante sauvage originaire de la région méditerranéenne et de la Syrie.
Expansion : Elle s’est ensuite naturalisée dans toute l’Europe (notamment méridionale et centrale), en Afrique du Nord, ainsi qu’en Amérique du Nord et du Sud.
Origine du nom : Le mot « bourrache » vient du latin tardif borago, lui-même emprunté à l’arabe abû araq ou bou-errachh’, qui signifie « père de la sueur », en référence à ses propriétés sudorifiques traditionnelles.
Au Moyen Âge, la bourrache était considérée comme une plante magique aphrodisiaque. La bourrache était réputée donner de l’assurance et de la hardiesse dans les entreprises amoureuses. Un rameau de bourrache fleurie permettrait au séducteur de remporter le succès auprès d’une femme.
Calendrier républicain
La Bourrache voyait son nom attribué au 23e jour du mois de floréal du calendrier républicain[8], généralement chaque 12 mai de glace du calendrier grégorien.
Selon Pierre Rivals (1971), peu de Borraginacées semblent avoir été consommées ; mais selon Désiré Georges Jean Marie Bois, les fleurs et jeunes feuilles de la bourrache étaient mangées en salade par les anciens ; et que cette plante était citée comme plante potagère par le jardinier et agronome Jean-Baptiste de La Quintinie selon qui ses feuilles étaient encore consommées dans certains pays en guise d’épinard (de même que celles d’Anchusa italica L. et Anchusa officinalis ; et les très jeunes feuilles pouvaient remplacer les feuilles de vignes pour, par exemple, envelopper des boulettes de riz et de viande (dites au Proche-Orient dolma). En Aragon et notamment à Saragosse, on vendait de l’automne à la fin-mai (début de sa floraison), comme légume dépourvu de ses feuilles, la « Borraja » « Ce légume coupé au ras du sol, au sommet de sa racine pivotante, ne présente qu’un faisceau de pétioles, de teinte gris clair, long de 20 à 25 cm (…) il s’agissait simplement de Bourrache, mais de sa variété à fleurs blanches, mentionnée par le botaniste Georges Rouy (1851-1924) comme fort rare en France. Cette bourrache n’a pas été « améliorée » par la culture ; elle ne se différencie donc du type que par ses fleurs blanches. Ses pétioles arrondis, relativement gros, 1 à 2 cm, proviennent seulement d’une culture, souvent un peu buttée, en terre fraîche et fertile. Il s’agit, on l’imagine, d’un légume rustique, de culture facile, et ainsi bon marché. Il est sans doute moins cultivé que jadis, mais il a sa place dans la cuisine familiale de bien des aragonais, au même titre que le cardon ou la blette. Il se prête d’ailleurs aux mêmes préparations. On ne le voit pas figurer sur les tables des restaurants (…) Les côtes de bourrache m’ont paru peu fibreuses, mais sans saveur bien particulière »[3].
Usages populaires : ses feuilles fraîches écrasées avec le pissenlit et le cresson, donnent « le jus d’herbe dépuratif » que vendaient jadis les herboristes. L’infusion était utilisée pour diminuer la fièvre (effet sudorifique ), pour combattre l’angine, la toux et aussi comme diurétique ; en cataplasme contre les rhumatismes ; en lotion pour les irritations de la peau. On peut également manger (avec modération) les feuilles fraîches, en salade, ou cuites comme des épinards.
Le genre Borago, les Bourraches, regroupe cinq espèces de plantes herbacées de la famille des Boraginacées originaires d’Europe et d’Afrique du Nord.
Elles peuvent servir à la confection de tisanes.
La Bourrache officinale produit aussi une huile dont les propriétés sont appréciées.
Symbolique et traditions
Le courage des chevaliers : Au Moyen Âge, les femmes cousaient des fleurs de bourrache sur les tuniques ou les écharpes des chevaliers partants au combat pour leur insuffler de la bravoure.
La joie et le cœur : L’ancienne école de médecine de Salerne lui attribuait la célèbre devise : « Je soulage le cœur, j’enfante la gaîté », faisant référence à son pouvoir supposé chasser la mélancolie.
Langage des fleurs : Dans le langage floral traditionnel, la bourrache peut parfois exprimer la brusquerie, en lien avec sa pilosité rêche et piquante.
Humilité et transition : Ses fleurs qui penchent légèrement vers le sol évoquent l’humilité, tandis que sa capacité à changer de couleur (du rose au bleu) symbolise le passage de l’acidité à l’alcalinité et le renouveau du printemps.
Quelle est l’histoire de la bourrache officinale ?
Origines et premières utilisations
La bourrache officinale trouve ses origines dans la région méditerranéenne. Historiquement, elle a été cultivée non seulement pour ses vertus culinaires et médicinales, mais aussi pour son symbolisme profond. Dans l’Antiquité, les guerriers romains buvaient des infusions de bourrache pour obtenir courage et vigueur avant les batailles.
Symbolisme à travers les âges
Le symbolisme de la bourrache officinale a évolué au fil des siècles, mais elle est restée un emblème de courage et de protection. Au Moyen Âge, elle était utilisée dans les cérémonies de purification et dans les amulettes pour éloigner les mauvais esprits. La croyance populaire voulait que cette fleur octroie du courage à celui qui la portait, une symbolique qui perdure encore aujourd’hui.
Quels sont les aspects culturels de la bourrache officinale ?
Référence dans l’art et la littérature
La bourrache officinale apparaît fréquemment dans l’art et la littérature. Les peintres de la Renaissance intégraient souvent ses pétales bleus dans leurs œuvres pour symboliser la protection divine et la force intérieure. Dans la littérature, des auteurs comme Shakespeare faisaient référence à cette fleur comme un symbole de courage et de résilience.
Présence dans les traditions populaires
Cette fleur occupe également une place importante dans divers folklores. Par exemple, dans certaines cultures européennes, il était courant de planter de la bourrache dans les jardins pour protéger le foyer et attirer des ondes positives. Les pétales étaient même parfois utilisés dans les bouquets de mariage pour garantir une union forte et courageuse.
Pour quelles occasions utilise-t-on la bourrache officinale ?
Événements de protection et de courage
La bourrache officinale est principalement choisie pour des occasions où le courage et la protection sont à l’honneur. Elle peut être incluse dans des cérémonies de bénédiction de maisons ou lors d’événements marquant un nouveau départ, comme un déménagement ou un changement de carrière.
Symbole dans les arrangements floraux
Dans les arrangements floraux, la bourrache officinale est souvent utilisée pour sa teinte bleue distinctive qui apporte une touche de sérénité et de calme. Elle s’accorde bien avec d’autres fleurs aux symbolismes complémentaires, renforçant ainsi le message global de l’arrangement.
Langage des fleurs
Dans le langage des fleurs, la bourrache symbolise la brusquerie.
🪶 Signature de la plumeLe rêve est le poumon de ma vie (Citation de Sybilla)
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