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Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
Suivant les conseils de sa tante, Adelaide quitta à l’aurore
Les murs solides du consulat. Le Professeur Giglioti
Habitait
Dans une partie historique de Venise, loin de son quartier :
Des larges canaux où elle flânait observant vaporettos et hors-bords.Les rues se faisaient plus étroites, elle demandait aux passants
Son chemin, elle prenait des petits ponts qui enjambaient de minuscules
Canaux, parfois même elle devait emprunter des planches qui à tout instant
Pouvaient jouer un étrange tour , dans les eaux froides la bascule.Les maisons se serraient dans les petits ilots, l’intimité des appartements
Se limitaient à quelques rideaux, des linges pendaient aux fenêtres,
Des cuisines des fumets de poissons s’étendaient sur les petits périmètres .
Elle arriva finalement au Palais du Professeur Giglioti malgré ses errements.Une vieille dame tout de noir vêtue comme une mama sicilienne
La conduisit chez le Professeur, son palais était minuscule , étiré en hauteur
Pour se glisser entre deux maisons coquettes, à l’intérieur
Des peintures de Canaletto côtoyaient des bustes d’empereurs Romains.Le Professeur Giglioti l’attendait dans son bureau , c’était un petit homme rondouillard
A al chevelure blonde, ses yeux étaient bleus perçants comme des aiguillons.
Rien en lui ne ressemblait à un de ces rats de bibliothèque un peu pantouflard,
Il semblait nerveux , dessinant d’étranges symboles sur le papier brouillon.Prof. G.
– » Mademoiselle , votre tante m’a parlé de votre aventure ,
je vous en prie asseyez vous , je dois vous mettre en garde,
Quel démon ce Casanova , nous devons agir pour votre sauvegarde ,
De Venise il est l’une de ses plus sombres Créatures. »Adelaide:
– » Professeur vous croyez vraiment que j’ai rencontré Casanova,
Je crois plutôt que c’était un imposteur , une farce , rien que ça. »P.g
– » Mon enfant , je dois vous raconter une étrange histoire , écoutez moi en silence
Et jurez moi de ne jamais la répéter à une de vos connaissances ? »Ad.
– » Je le jure professeur. »P.G
– » Tout commence en Juin dix sept cent quatre vingt dix huit ,
Le démon vient d’avoir soixante treize ans, un vieillard lubrique,
Il joue son rôle d’intriguant dans le cour de Bohême :
Mais plus de jeunes filles lui chuchotant » je t’aime ‘,
Les maigres plaisirs il se les offrent aux bras d’aventurières ,
De putains, de femmes aux manières vulgaires.
Il sent que sa fin est proche , que Casanova va rejoindre l’Enfer,
De revoir Venise une dernière fois il se désespère…Et voilà que dans cette histoire intervient le sinistre Cagliostro ,
Sorcier et conspirateur , en Europe l’ennemi de tous les Rois et Reines.
Il joua un rôle sinistre dans les coulisses de la Révolution Française ,
Préparant le sinistre chemin vers l’échafaud de Marie-Antoinette….
Casanova est l’in de ses rares amis, combien de ragots
Racontent leurs actes immondes, la sinistre gangrène qu’ils sèment
Sur des jeunes filles innocentes , dans la corruption il les déniaisent ,
Offrant leurs tendres âmes à Lucifer, leurs corps à leurs plaisirs de bêtes.En secret il simule la mort de Casanova et tous deux rentrent à Venise .
Cagliostro par un acte magique offre à son ami l’éternité , la vie immortelle.
Depuis cet instant , caché , enfoui dans la ville, il cherche sa promise ,
Les jeunes filles trompées finissent dans son harem , pauvre demoiselles.Ad.
– » Vous me racontez une histoire à dormir debout ,
Le jeune homme que j’ai embrassé n’était pas un vieillard, vous êtes fou ! »Adelaide quitte la maison du Professeur.
PG:
– » Pauvre niaise , Cagliostro lui a offert la jeunesse éternelle. »
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