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L’amant de Venise – Troisième partie

  • Ce sujet contient 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par Avatar photocoburit, le 17-05-2016 21:20.
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    Avatar photocoburit
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      Poème partagé par coburit – création poétique en ligne

      Suivant les conseils de sa tante, Adelaide quitta à l’aurore
      Les murs solides du consulat. Le Professeur Giglioti
      Habitait
      Dans une partie historique de Venise, loin de son quartier :
      Des larges canaux où elle flânait observant vaporettos et hors-bords.

      Les rues se faisaient plus étroites, elle demandait aux passants
      Son chemin, elle prenait des petits ponts qui enjambaient de minuscules
      Canaux, parfois même elle devait emprunter des planches qui à tout instant
      Pouvaient jouer un étrange tour , dans les eaux froides la bascule.

      Les maisons se serraient dans les petits ilots, l’intimité des appartements
      Se limitaient à quelques rideaux, des linges pendaient aux fenêtres,
      Des cuisines des fumets de poissons s’étendaient sur les petits périmètres .
      Elle arriva finalement au Palais du Professeur Giglioti malgré ses errements.

      Une vieille dame tout de noir vêtue comme une mama sicilienne
      La conduisit chez le Professeur, son palais était minuscule , étiré en hauteur
      Pour se glisser entre deux maisons coquettes, à l’intérieur
      Des peintures de Canaletto côtoyaient des bustes d’empereurs Romains.

      Le Professeur Giglioti l’attendait dans son bureau , c’était un petit homme rondouillard
      A al chevelure blonde, ses yeux étaient bleus perçants comme des aiguillons.
      Rien en lui ne ressemblait à un de ces rats de bibliothèque un peu pantouflard,
      Il semblait nerveux , dessinant d’étranges symboles sur le papier brouillon.

      Prof. G.
      – » Mademoiselle , votre tante m’a parlé de votre aventure ,
      je vous en prie asseyez vous , je dois vous mettre en garde,
      Quel démon ce Casanova , nous devons agir pour votre sauvegarde ,
      De Venise il est l’une de ses plus sombres Créatures. »

      Adelaide:
      – » Professeur vous croyez vraiment que j’ai rencontré Casanova,
      Je crois plutôt que c’était un imposteur , une farce , rien que ça. »

      P.g
      – » Mon enfant , je dois vous raconter une étrange histoire , écoutez moi en silence
      Et jurez moi de ne jamais la répéter à une de vos connaissances ? »

      Ad.
      – » Je le jure professeur. »

      P.G
      – » Tout commence en Juin dix sept cent quatre vingt dix huit ,
      Le démon vient d’avoir soixante treize ans, un vieillard lubrique,
      Il joue son rôle d’intriguant dans le cour de Bohême :
      Mais plus de jeunes filles lui chuchotant  » je t’aime ‘,
      Les maigres plaisirs il se les offrent aux bras d’aventurières ,
      De putains, de femmes aux manières vulgaires.
      Il sent que sa fin est proche , que Casanova va rejoindre l’Enfer,
      De revoir Venise une dernière fois il se désespère…

      Et voilà que dans cette histoire intervient le sinistre Cagliostro ,
      Sorcier et conspirateur , en Europe l’ennemi de tous les Rois et Reines.
      Il joua un rôle sinistre dans les coulisses de la Révolution Française ,
      Préparant le sinistre chemin vers l’échafaud de Marie-Antoinette….
      Casanova est l’in de ses rares amis, combien de ragots
      Racontent leurs actes immondes, la sinistre gangrène qu’ils sèment
      Sur des jeunes filles innocentes , dans la corruption il les déniaisent ,
      Offrant leurs tendres âmes à Lucifer, leurs corps à leurs plaisirs de bêtes.

      En secret il simule la mort de Casanova et tous deux rentrent à Venise .
      Cagliostro par un acte magique offre à son ami l’éternité , la vie immortelle.
      Depuis cet instant , caché , enfoui dans la ville, il cherche sa promise ,
      Les jeunes filles trompées finissent dans son harem , pauvre demoiselles.

      Ad.
      – » Vous me racontez une histoire à dormir debout ,
      Le jeune homme que j’ai embrassé n’était pas un vieillard, vous êtes fou ! »

      Adelaide quitte la maison du Professeur.

      PG:
      – » Pauvre niaise , Cagliostro lui a offert la jeunesse éternelle. »

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