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Poème partagé par pierwatteble – création poétique en ligne
Au fond de soi, l’amour a ce même visage,
Parfait, sans l’être, en quelque sorte idéal :
L’esquisse familière de nos langages,
Trait pour trait, rémanence, d’un souffle féal.Si bien que l’un puisse nous trahir sans vergogne,
Que nous implorions de tous nos vœux, l’aventure :
Il suffit d’un seul regard pour que le cœur cogne
A nouveau, follement, devant l’autre- doublure.Il n’est que la mémoire qui devient infidèle
La Pulpeuse femelle enchaîne tous les êtres
De souvenirs en oublis supportant nos ailes
Elle nous ouvre les yeux sur d’autres fenêtres.Les ombres pathétiques joignent d’autres soleils
Leurs doigts amputés refusent de faire leur deuil :
L’âme seule anime d’un élan sans pareil
Ces sillages fervents effaçant les écueils.Au fond de soi, l’amour recommence sa fête,
Parfait, sans l’être, en quelque sorte idéal :
L’allégresse masquée nous chamboule la tête
Et nous voilà repartis pour le carnaval.Si bien que l’un pourra trahir sans vergogne,
Quand l’autre esquivera l’horrible intuition :
Que ces règles du jeu, n’accusant plus personne,
Promettront, aux inconstants, la belle absolution.Au fond de soi, l’amour a ce même visage,
Parfait, sans l’être, en quelque sorte idéal :
L’esquisse familière de nos langages,
Trait pour trait, rémanence, d’un souffle féal.Pierre WATTEBLED- le 6 août 2013
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