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Sujet
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Je goûtai de la langue
La tiédeur de son bas,
Puis gagnai la clairière
D’une brodée jarretière
Où le jour se mourait,
Là où la blanche chair
De sa cuisse dénudée,
Comme un éclat de lune
Pâlement s’étalait…Je perçus son soupir,
Ma langue sans faillir
Gagna le temple caché
Où je servis ma messe
En toute volupté…Ses soupirs à confesse
Atténuèrent nos péchés,
Ainsi, agenouillé,
Je retrouvai la foi
Sur son prie-dieu bouclé
Aux satins en brûlances
Et je pris ainsi langue
Avec ma libertine
Qui, en toute confiance,
Me conta ses câlines
Et intimes vibrances…Donc, en cette clairière
Aux parfums de sous-bois,
Une allée…cavalière
Gentement me mena
En un temple de chair
Où priai à mi-voix,
Ma langue en son missel
Entre deux jarretières,
Ses deux mains sur ma tête
M’ont absous de leurs doigts
Et puis, je ne perçus
Qu’un fin crissis des bas
Rimant avec ces vers…Car la langue d’Eros
Veut qu’on parle tout bas…Jacques Hiers
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