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Le 13 août, la fête de la femme Tunisienne libre !

  • Ce sujet contient 4 réponses, 4 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Avatar phototunisie, le 15-08-2013 21:44.
  • Créateur
    Sujet
  • #2629129
    Plume de platine
    ★★★★★☆
    Avatar phototunisie
      • Sujet: 270
      • Réponses: 3316

      Poème partagé par tunisie – création poétique en ligne

      Le 13 août, la fête de la femme Tunisienne libre !

      C’est un honneur et une grande joie
      De féliciter la femme encore une fois !
      La fête de la femme Tunisienne est célébrée
      Par les citoyens libres le 13 août de chaque année !

      Cette femme qui a beaucoup enduré dans le passé
      Avant de retrouver enfin sa liberté !
      Par certains, l’Islam a été mal interprété
      Et la femme doit payer les pots cassés !

      Cette année, la femme se sent très menacée
      Les charlatans voulaient la priver de sa liberté
      Et alors, toute la société doit, dans le temps, reculer
      Des siècles dans l’histoire de l’évolution des sociétés !

      Des pieds à la tête, de noir, ils veulent l’habiller !
      Même les beaux yeux, désormais, seront cachés !
      Sa voix est prohibée, elle ne doit pas parler
      Ses cheveux, la chair de poule, peuvent leur donner !

      Pourquoi tout ça maintenant, pauvres cons ?
      Tout ce que vous avez volé n’était-il pas suffisant
      Pour nous voler notre bonheur familial,
      Notre respect mutuel et cette stabilité sociale !

      Vous la voulez seulement pour votre plaisir
      Un élément essentiel pour vos loisirs !
      Nous la voulons comme partenaire,
      Mère, fille, sœur et même conseillère !

      La femme est une rose dans la maison !
      Elle lui donne son parfum et sa gaieté !
      Elle se plie en quatre pour ne pas dire non
      Elle vit pour les autres sans rien demander !

      Comment peut-on être si ingrat et non reconnaissant
      Envers celle qui t’a porté en elle presque une année !
      Elle t’a mis au monde et tu es venu en pleurant
      Elle te donnait son sein pour te rassurer et te calmer !

      Quand tu étais très vulnérable, elle t’a protégé !
      Tu étais tout son espoir, elle ne regardait que toi!
      Après, comme un être inférieur tu l’as considéré
      C’est ignoble de la part de qui que ce soit !

      Le bon Dieu nous a tous ordonné et sévèrement
      De bien traiter la femme et chercher constamment
      À lui faire plaisir et surtout à nos mamans
      Qu’il faut vénérer après lui dans toutes ses religions !

      Notre prophète, Mohamed, prêchait tout le temps
      La bonne conduite de ses fidèles avec leurs parents
      Et particulièrement,et il insiste, surtout la maman
      Puisque,«Pas de paradis sans son consentement! »

      Le 13/08/2013

      Ahmed Kristou

    Vous lisez 3 fils de discussion
    • Auteur
      Réponses
      • #2882525
        Plume de diamant
        ★★★★★★
        Avatar photogrodele
        Membre Oasis
          • Sujet: 731
          • Réponses: 9958

          Sous toutes les latitudes, le femmes payent (ou ont payé) cher leur manque de force physique, la raison du plus fort étant toujours la meilleure. D’évoluer vers l’égalité de droits est l’honneur d’une civilisation. Merci de le rappeler.

          🪶 Signature de la plume

          recueils de mes po?mes disponibles : Cliquez sur les liens ci-dessous

          https://www.edilivre.com/la-dechirure-des-jours-nicole-ride.html
          http://www.edilivre.com/comme-une-plume-au-vent-nicole-ride.html

          ou bien FNAC / Amazon

        • #2882538
          Plume de diamant
          ★★★★★★
          Avatar photoEvilFranck
          Membre Oasis
            • Sujet: 903
            • Réponses: 126470

            Pourquoi n’y aurait-il qu’une journée qui leurs serait consacrer, une agréable lecture

            🪶 Signature de la plume

            La po?sie, c'est comme la cuisine, le mot faitout 00063312-1

          • #2882562
            Mascotte d’Oasis
            Mascotte d’Oasis
            Avatar phototolpac
            Membre Oasis
              • Sujet: 3650
              • Réponses: 28713

              Bonjour Tunisie

              je ne connais pas les conditions de la femme tunisienne…mais ce que je lui souhaite c’est qu’au lieu d’une seule journée, ce soit tous les jours sa fête … en fait !

              Mais je crains qu’il y ait toujours des esprits remplis de noirceur qui pensent qu’à l’homme la femme est inférieure.

              Amitiés

              Christian

            • #2882603
              Plume de platine
              ★★★★★☆
              Avatar phototunisie
                • Sujet: 270
                • Réponses: 3316

                merci mes chers amis de l’intérêt que vous portez au problème de la femme Tunisienne.

                Le Code du statut personnel (CSP) consiste en une série de lois progressistes tunisiennes, promulguées le 13 août 1956 par décret beylical puis entrées en vigueur le 1er janvier 1957, visant à l’instauration de l’égalité entre l’homme et la femme dans nombre de domaines. Le CSP est l’un des actes les plus connus du Premier ministre et futur président Habib Bourguiba près de cinq mois après l’indépendance de son pays.
                Il donne à la femme une place inédite dans la société tunisienne et dans le monde arabe en général, abolissant notamment la polygamie, créant une procédure judiciaire pour le divorce et n’autorisant le mariage que sous consentement mutuel des deux époux.
                Le successeur de Bourguiba, Zine el-Abidine Ben Ali, ne remet pas en cause le CSP et lui apporte même des modifications qui le renforcent, en particulier avec l’amendement du 12 juillet 1993. Mais cette politique féministe, s’inscrivant incontestablement dans une politique de modernisation du pays, reste confrontée aux mentalités conservatrices d’une partie de la société tunisienne influencée par la montée de l’islamisme politique durant les années 1980.

                 » Le CSP institue dans le droit positif, pour la première fois dans un pays arabo-musulman14, le principe du consentement des deux époux comme règle de validité de tout mariage19. Le droit traditionnel du mariage musulman prévoyait toutefois le consentement mutuel des deux époux20, la différence provenant principalement de la codification positive de ce droit.
                Par ailleurs, le CSP instaure un âge minimum obligatoire au mariage limité d’abord à 18 ans pour l’homme et à quinze pour la femme, âge majoré dans un premier temps de deux ans pour les deux conjoints par le décret n°64-1 du 20 février 196421,22 avant que la loi n°2007-32 du 14 mai 2007 ne l’unifie à 18 ans pour les jeunes des deux sexes23. Le texte précise qu’« au-dessous de cet âge, le mariage ne peut être contracté qu’en vertu d’une autorisation spéciale du juge qui ne l’accordera que pour des motifs graves et dans l’intérêt bien compris des deux futurs époux »23. Dans ce même cas, le consentement au mariage du mineur doit être donné par le plus proche parent qui doit remplir trois conditions : « être sain d’esprit, de sexe masculin [et] majeur »24.
                Le CSP fait également interdire le mariage de l’homme « avec ses ascendantes et descendantes, avec ses sœurs et les descendantes à l’infini de ses frères et sœurs, avec ses tantes, grands-tantes et arrières grands-tantes »25 et « avec la femme dont il avait été divorcé trois fois »26. La polygamie, bien qu’assez marginale à l’époque27, est également interdite28,29 même si la seconde union n’est pas « formelle »30 : « Quiconque, étant engagé dans les liens du mariage, en aura contracté un autre avant la dissolution du précédent, sera passible d’un emprisonnement d’un an et d’une amende »31. Pour justifier cette mesure, Bourguiba se réfère à une sourate du Coran :
                « Nous nous sommes conformés à l’esprit du Livre saint […] qui s’oriente vers la monogamie. Notre décision en la matière ne contredit aucun texte religieux et se trouve en harmonie avec notre souci de justice et d’égalité entre les sexes32. »
                Cette sourate indique qu’« il est permis d’épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n’être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela afin de ne pas faire d’injustice »33. Pour Bourguiba, la condition de l’équité entre les épouses étant impossible à assurer, l’interdiction de la polygamie devient dès lors légitime32. Et, provoquant les conservateurs, il ajoute :
                « Les défenseurs de la polygamie devraient admettre dans un esprit d’équité que la femme soit polyandre en cas de stérilité de l’époux34. »
                Le CSP rappelle également que « chacun des deux époux doit traiter son conjoint avec bienveillance, vivre en bon rapport avec lui et éviter de lui porter préjudice »35, abolissant ainsi le devoir d’obéissance de l’épouse à l’égard de son mari36. Dans le même temps, le texte oblige la femme qui est en possession de biens à contribuer aux charges de la famille35 alors que le mari ne dispose plus d’aucun pouvoir d’administration sur les biens propres à la femme37.
                Jusqu’en 1956, le divorce reste le propre de l’homme qui peut répudier unilatéralement38 sa conjointe par une simple déclaration authentifiée par deux témoins14. Au contraire, le CSP instaure une procédure de divorce qui « ne peut avoir lieu que devant le tribunal »39 et qui entraîne « la dissolution du mariage »40. Ce même tribunal ne prononce le divorce qu’en cas de consentement mutuel des deux époux et à la demande de l’un des conjoints en fonction du préjudice dont il a été victime41. Il est également indiqué que « le préjudice matériel sera réparé [à la femme] sous forme de rente payable mensuellement […] en fonction du niveau de vie auquel elle était habituée durant la vie conjugale, y compris le logement »41. Une fois encore, Bourguiba se justifie par les dispositions du Coran32.
                Le CSP institue également le principe de l’égalité de l’homme et de la femme sur le plan de la citoyenneté14. Par ailleurs, si l’enfant ne possède pas de biens propres, les frais nécessaires à son entretien sont prélevés sur ceux du père »
                (extrait d’un article de presse.)

                merci à vous tous mais chez nous, hommes et femmes, nous ne laisserons pas les terroristes nous faire perdre des acquisitions de liberté qui sont devenues des traditions chez nous en Tunisie!

                Ahmed.

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