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Sujet
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A l’âge de l’automne
quanq la peau se détend,
quand les tempes grisonnent
et retiennent le temps,
j’ai compris que la mort
n’était plus si lointaine
j’avais tant de remords
que j’ai brisé mes chainesJ’ai cherché ma jeunesse
dans des corps de vingt ans
suspendu par l »ivresse
aux lèvres du printemps.
J’ai aimé jusqu’au sang,
j’ai aimé coeurs et âmes,
brûlant et frémissant
sur le chemin des dames.J’ai extrait ma part d’or
de leurs bouches exquises
tel un conquistador
que l’espérance grise.
J’ai bu le vin des rois
dans leurs yeux de velour
et j’ai touché du doigt
les voutes de l’Amour !Dans les vapeurs d’alcools
dans la moiteur des seins,
imbibé d’ amours folles
et de suaves chagrins,
j’ai nargué ces enfers
que la folie dévoile
et mordu la poussière
sur la piste aux étoiles !Aujourd’hui je me sens
comme une mer tranquille.
Adieu les coups de sang,
je m’en vais sur une île.
Quand elle me rejoindra,
cette âme que j’implore,
nous cueillerons là bas
le baiser de l’aurore.
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