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Sujet
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Pourquoi ce texte ?
Pour répondre aux questions des enfants sur la vie et ses contradictions.« Je croyais les avoir, il m’ont possédé. Leur devoir aussi féroce que cette guerre à laquelle ils sont attachés.
Pourtant… mon envie de partir me paraissait plus grande que leurs fusils !
Décidément… j’étais né plus petit, que leur empressement de me voir finir, contre ce mur qui disparaissait derrière mon crime.J’ai déserté, et l’heure ne m’a point manqué !
Mais je ne désirai pas quitter ainsi mes amis.
Seulement… me séparer de mes idées.
Fuir cette liberté qui emprisonnait mon âme.
Retrouver un coin de terre avec cet homme, que j’ai tué la veille.O mère !
Je n’étais point fait pour vivre !
Pourtant… Le mot Patrie, emplissait mon cœur, de bois, de fleurs, de chants, d’Amour… d’amis !
Et d’une barrière, pour empêcher l’étranger d’envahir mon pré.Enfant
Mon père ne m’avait-il pas appris, me montrant du regard, le fusil accroché près de l’entrée, le nom Patrie ? Alors
Pourquoi ai-je déserté ? Ai-je vraiment eu l’intention d’abandonner mes amis ?Sûrement… Cette peur de mourir, pour quoi ? Pour qui ? A été plus forte que ma Patrie !
Tuer, le fallait-il ?
Comme je ne savais, ni ne voulais, mon manque de courage m’a égaré et je me suis enfui.Père !
Pleure à jamais d’avoir élevé un tel fils !
Cette traître clé, trop grande pour la porte que j’ouvrai, s’est dérobée entre mes doigts fermés.Mes amis, vous m’avez eu.
Et je resterai pour toujours… banni ! Au bout de vos lèvres. De vos fusils. Et de vos souvenirs.
Quand tout m’était donné de vivre pour ma Patrie.Je sais. J’étais un lâche épris de paix, mort et vie me terrorisaient.
Je les écoutais longtemps marcher dans mon sommeil.
De les suivre jusqu’au torrent, je pleure à ses côtés.O injuste vie !
Là, je suis mort et je vis en paix. Je ne possède pas de nom, ni d’épée.
Et sur ma tombe demeure l’inscription BANNI !
Une date couvrant ma mort. Un jour dévoilant mon NOM.Et, dans les herbes qui me retiennent prisonnier, à vouloir vivre encore de LIBERTE
Ici je dors, plus loin je vais… ombre qui se replie et se retire du monde.Liberté !
Plus amère qu’un fruit vert ! Plus mûre qu’un soleil !
C’est de cette prison-là qu’il faut se sauver… la prison de toutes les libertés ! »EMA
Toi l'ineffable devenir,
Dont je bois les mots de l'autre c?t? des choses.
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et merci pour cet émouvant récit!!