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Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
Alcyon arriva enfin au but de son pèlerinage :
Le sentier qui traversait les cimes enneigés
Descendait maintenant en lacets vers les eaux sages
Du lac de Carie, il en profita pour se faire plus léger.Avec sa toge de lin blanc, chaussé de fines sandales
Il se sentit plus libre, Eole jouait avec ses cheveux longs.
En s’éloignant des hauteurs et du Domaine des Dieux immuables
La chaleur envahissait sa peau comme un tendre coton.Tout autour de lui la forêt et ses habitants l’observaient,
Dans les branches quelques oiseaux chantaient gaiement,
Les campagnols le suivaient un instant oubliant l’aigle redouté,
les museaux des renards pour le suivre imprudemment.Arrivé prés de la berge du lac, un passeur était installé.
Sa maison était simple, une barque attendait sur un ponton.
Au loin, Alcyon aperçut la façade blanche du temple de la Divinité
Posé sur une ile où des pins blancs s’allongeaient sur le sable blond.– » Bonjour Passeur , je dois traverser le lac pour rejoindre le temple ,
Combien veux tu pour ce voyage ami ? »Le passeur sembla sortir de sa rêverie :
– » Le passage est libre, installe toi dans ma barque.
Sais tu que ce voyage est le début de la métamorphose ,
Que notre maitre sera ensuite ton seul monarque
Et que pour le reste des hommes tu seras une étrange chose ? »_ » Oui » répondit Alcyon.
A peine Alcyon avait répondu que la barque avança sur le lac ,
Le passeur était debout , remuant avec force une longue godille .
D’étranges remous s’agitaient autour d’eux démoniaques,
Alcyon dans les eaux limpides aperçut des visages de jeunes filles.De jeunes naïades s’amusaient à tourner autour du rafiot,
Leurs mains venaient s’agripper aux rebords du bateau,
Quelques unes plus ingénues venaient effleurer sa peau ,
Riantes comme des gamines en replongeant aussitôt.Enfin il aperçut les longues colonnades du temple,
De lourdes lampes étaient allumées sur les cotés,
Un escalier de marbre s’arrêtant au bord de l’eau.
Alcyon remercia le passeur et d’une marche ample
Il fila vers la bâtisse, des ombres se dissimulaient
Agitant sur son passage des petits grelots.Le temple n’avait pas d’étages , une seule pièce
Occupait l’espace, en son milieu un bassin d’or
Où une eau étrange aussi sombre qu’Hades
Reflétait les milliers d’étoiles comme des trésors.Assis sur un trône d’ivoire, posé sur des coussins moelleux
Le maitre des lieux attendait le visiteur curieux,
Alcyon s’arrêta et resta immobile à contempler l’enfant Dieu ,
A s’émerveiller de son corps aux charmes onduleux.Son visage était celui d’un ange, au regard doux,
Ses cheveux longs, blonds descendaient sur ses épaules.
Nu il laissait voir ses seins ronds, aux gardes à vous.
Ses courbes allaient du bassin à ses fesses d’idoles.
Ses jambes étaient fines, longues , d’une blancheur de craie.
Ses pieds petits posés sur des coussins bleutés.
Subtilement , avec langueur, la divinité écarta ses cuisses
Laissant apparaître le vit le plus virile, la plus grande tige.– » Hermaphrodite, je me nomme Alcyon
Je m’agenouille devant ta beauté adorable fille, fort garçon.
Je suis venu dans ton temple pour me baigner à ton eau,
Pour connaître le plaisir d’être entre deux eaux »Hermaphrodite regarda le beau Alcyon et lui sourit :
– » Alcyon , ton voyage m’a été raconté par mes messagers,
Relève toi et prend ma main, je vais te conduire au bassin.
N’aie pas peur de cette eau sombre, tu vas te transformer
A l’image de ton Dieu, tu vas sentir ta part de féminin. »Alcyon au coté d’Hermaphrodite plongea dans le bassin,
La métamorphose était douce, sa poitrine de guerrier
Devenait sous ses yeux de merveilleux et joyeux seins,
Son visage perdit de sa ma morgue pour s’adoucir comme un doux été ,
Ses fesses s’arrondirent comme deux jolies oranges,
Ses jambes devenaient fines, comme tout cela était étrange.
Alors que tout en lui devenait femme, il sentit son sexe s’agrandir,
Il était lourd , puissant , prêt pour sans cesse jouir.Prés de son Dieu il sentit le soleil se coucher,
Les rayons dorés de la première Lune sur sa peau
Eclataient en lumière argentées et dorées,
Les lèvres d’Hermaphrodite réclamaient un baiser
Alors qu’il sentit les premières caresses sur sa peau…
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