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Poème partagé par sylvano – création poétique en ligne
Toujours caché dans l’ombre à tirer des ficelles,
Se dévoile en ces vers le plus grand criminel;
Montre en or véritable et le cœur en béton,
Imprégné tristement d’une étrange obsession.L’argent, comme valeur… Incarner la richesse,
Celle de l’autre camp qui se paye en espèce;
« Espèce de voleur ! A qui donc appartient
La force du travail exportée dans tes mains ? »A-t-il alors un nom ? Un visage à gifler,
Autre qu’un numéro dans un porte-monnaie ?
Fantôme tire-sou ou bourgeois bien réel,
Dépouillant sans pitié le commun des mortels.Assis dans les gradins, premier rang de l’arène,
Sous ses yeux marchands d’armes, au milieu de la scène,
Se bagarrent les gens à la chair métissée,
Comparant leur couleur à celles d’à côté.Pendant qu’il se délecte, ô spectacle navrant,
Applaudissant toujours le succès des gagnants;
Mort aux faibles… « Crétins ! Vérifiez au-dessus…
Vous gagnez seulement lorsque l’autre a perdu ! »Est-ce lui, l’écumeur ? Ou est-ce le système
Qui fauche la récolte aux pieds de ceux qui sèment;
Quelques miettes jetées au cœur de la famine,
Fou celui qui voudrait le tenir en estime !Il n’est pas politique, au-delà de la loi,
Tel un Dieu tout-puissant, régnant comme il se doit
Sur un peuple en demande… Offrande à la finance !
Au prix de la question : qu’est devenue la France ?Tout dernier classement au – Jeu de la Fortune –
Le voilà disposé à décrocher la lune :
Plus qu’un milliard d’euros pour monter sur le trône…
Étranglant, pour se faire, un milliard de personne.Comment prétendre alors qu’on ait besoin de lui ?
Son orgueil menaçant de quitter le pays;
Qu’il s’en aille ! Et surtout que jamais ne revienne
Le mépris de celui qui a forgé nos chaînes !Quelque chose me dit que, dans quelques printemps,
Quand on aura brûlé l’obsession de l’argent,
Et qu’il ne restera rien d’autre que l’amour,
C’est lui qui gémira, misérable, au-secours !"Le monde a soif d'amour : tu viendras l'apaiser." A. R.
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