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LE LIEVRE ET LA PERDRIX LA FONTAINE(oc)

  • Ce sujet contient 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par Avatar phototroubadoc, le 07-03-2016 07:21.
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    Avatar phototroubadoc
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      LE LIEVRE ET LA PERDRIX
      Ló Lébrè é la Pérdic

      Il ne se faut jamais moquer des misérables;
      Né sé cal jamaï truffar dés miséradórs;
      car qui peut s’assurer d’être toujours heureux?
      Qué cal pot s’asségurar d’éstrè totjorn astros?
      Le sage Ésope dans ses fables
      Ló sabi Ésopé dins séùs faùlas
      nous en donne un exemple ou deux.
      nós én balha ùn éïsémplè ó dós.
      Celui qu’en ces vers je propose,
      Aquel qué én aquéls rimadis prépaùsi,
      et les siens sont même chose.
      é lés séùs són quitamént caùsa.
      Le Lièvre et la Perdrix, concitoyens d’un champ,
      Ló Lébrè é la Pèrdic, cóncitandans d’ùn camp,
      vivaient dans un état , ce semble, assez tranquille,
      vivian dins ùn éstat, aquo sémblà, pró qièt,
      quand une meute s’approchant
      quora ùna ardadà sé próbéncant
      oblige le premier à chercher asile ;
      cómpélit ló primièr à cércar récès ;
      il s’enfuit dans son fort, met les chiens en défaut,
      s’énsalvà dins séù fort, mèt lés gós én défalha,
      sans même en excepter Brifaut.
      sén quitamént én déscómunar Brifaut.
      Enfin il se trahit lui-même
      Énfín sé traït él -météïs
      par les esprits sortant de son corps échauffé,
      per lés ésperits sortént dé séù cor éscalfat,
      Miraut ,sur leur odeur ayant philosophé
      Miraut sus lor olor agént filosofiat
      conclut que c’est son Lièvre, et d’une ardeur extrême
      conclusiguèt qué aquo és séù Lébrè, é d’ùna afógadùrà éstrèmà
      il le pousse ; et Rustaud, qui n’a jamais menti,
      ló butà ; é Rustaùd, qué n’à jamaï méssorgat,

      dit que le Lièvre est reparti.
      dis qué ló Lébrè és répartit.
      Le pauvre malheureux vient mourir en son gîte.
      Ló pàùr malastrós vén morir én séù jac.
      La Perdrix le raille et lui dit :
      La Pérdic ló borlà é én el dis :
      « Tu te vantais d’être si vite !
      « Té vantavà d’éstrè si léù-léù !
      Qu’as-tu fait de tes pieds ? » Au moment qu’elle rit,
      qué as fach de téùs pès ? » Al mómént qué ris,
      son tour vient ; on la trouve. Elle croit que ses ailes
      séù virada vén ; sé la trapa. Crèï qué séùs alas
      la sauront garantir à toute extrémité;
      la saùpran afisancas à tóta éstrémidas ;
      mais la pauvrette avait compté
      mas la pàùrotà avia cómptàt
      sans l’atour aux serres cruelles.
      sén l’alródol a las arpiàs crusélas.

      JEAN DE LA FONTAINE
      mercès fórça a méùs fiséls légisadórs merci beaucoup a mes fideles lecteurs

      la vie est belle a la retraite que tu en ai 60 ou 70 ou plus si tu es en bonne sant?! tamalou? mot a eviter;
      les poemes un passe-temps sans aucune pretention dans la beaut? de l'aurore avec le soleil qui me fait des levers pharaonique sur la mer...
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