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Poème partagé par islander – création poétique en ligne
Un meunier fort aguerri, accompagné de son fils
Se rendait à la ville pour y vendre son âne,
Dans la campagne le trio marchait en confiance
L’un suivant l’autre et tous marchant sans faute,
Un jeune paysan les croisa et leur fit la remarque,
A quoi sert cet âne si nul n’y est transporté,
Voilà donc maintenant le jeune homme sur le baudet
Et le convoi continue son chemin sous le soleil bai,
Quand il croise trois marchands aux airs guillerets,
Comment disent ils le jeune homme est sur l’âne
Et le vieil homme marche triste à leurs côtés,
N’est-ce pas contraire au bon sens si convoité
Ainsi le vieil homme monte à son tour sur l’âne
Et l’aéropage continue son chemin en chantant,
Ritournelles allégeant le cœur comme chacun sait
Plus loin, il croise trois jeunes filles jolies et souriantes,
Comment disent-elles en cœur, ce vieil homme
Est assis tel un évêque et n’en a la sagesse,
N’est-ce pas là une farce aux yeux de Dieu et du ciel,
Maudites pucelles allez voir donc ce ciel de plus près,
Et il ajoute fort quolibets à une belle diatribe,
Mais trouve inspiration à remettre son fils sur l’âne.
Et les revoilà en route vers la ville qu’on devine,
Quand un badaud les toise et leur fait remarque,
Mais ce baudet vous allez tuer à le charger ainsi,
Mieux vaudrait que vous marchiez à ses côtés
Et le laissiez libre de toute charge ou fardeau
Le meunier ne sait plus à quel saint se vouer,
Saint Jean ou Marc, ou Saint Pierre ou André ?
Quoi qu’on fasse il se trouve toujours à redire,
On ne peut satisfaire l’un sans contrarier l’autre,
Et le meunier se prit d’une sourde réflexion
Et Promit qu’il en ferait désormais à sa tête
Quand mille autres prodigueraient mille conseils,
Il doit en être ainsi dans la vie qui est notre
Tant les idées des uns et celles des autres
Vous distraient sans cesse de ce que vous pensez,
Mieux vaut obéir à ses propres pensées qu’à celles des autres…..
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