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Poème partagé par essen-ciel – création poétique en ligne
Ce matin là, les arbres dénudés,
Blanchis par un givre hivernal précoce,
Tel des géants aux longs membres ridés
Elevant au ciel,muette et atroce,Une plainte appelant la clémence divine
Parsemaient une immense étendue opaline.Assis au pied d’un de ces demis dieux,
J’étais là contemplant le lac miroir des cieux,
Plongé parmi des souvenirs radieux.Quand vint à jaillir, du lac assombri,
Le vivant reflet du ciel en liesse,
Qu’un oeil subtile, transforme, attendri,
En chevelure de quelque déesse,Maints endroits à couvert se paraient d’un fine
Dentelle,que brodait la première bruine.L’ultime oeuvre de la création,
Devant laquelle un coeur s’emplit d’émotion
Puis s’oublie meurtri par la passion.Et maintenant la lune dans la nuit,
Toute auréolée de blancheur laiteuse,
Témoin éternel de l’amer ennui,
S’épand sur la terre ainsi qu’une gueuse,Lèche les écorces que la haine ravine,
N’entend plus venir des coeur l’onde cristalline.Et moi je m’éveille, être sans foyer,
Dans ce monde où le rêve est à jamais noyé,
Où l’on entend, seuls, les chiens aboyerp roussel (an 1993)
la souffrance nous isole ; n'est-ce pas la pourtant le seul vrais partage en ce monde et n'est elle pas le terreau des plus belle roses P.Roussel
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