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Poème partagé par islander – création poétique en ligne
Allez parler aux arbres longuement, quelques heures,
puis revenez en ville, vous croiserez des regards, et si vous
ne les cherchez pas, eux vous chercheront. Vous serez vite
indisposés par ce qui les habite..Ce ne sont ni fêtes, ni gaités,
ni galanteries, mais de muettes désillusions qui ne veulent dire
leur nom….Ces regards sont habités par les autres, non par eux mêmes.
Cette femme qui passe avec son chien, est si inquiète, que vous
vous sentez coupable…. Les sentiments de ces gens sont une
bouillie infame…Nul ne sait ce qu’elle contient….C’est le prix à payer,
une digestion indigeste qui dissoud la simple idée du bonheur.
Vous voilà citadin, Que dieu vous garde.
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