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Sujet
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Noirmoutier … cinquante ans plus tard !
Mes huit ans assoifés me reviennent soudain,
Au coeur de la pinède le moulin est debout,
Chemin du père Boucard, j’avance dans le matin,
J’entends bruire l’enfance et ma mémoire bout !Il est là, sans ses ailes, mais ne puis l’approcher,
Il ne m’appartient plus, il est bien protégé,
Pour regarder de prés ce retour à l’antan,
je m’éloigne quelque peu, à l’ombre sur un banc !Je ne reconnais plus les pentes dévalées
Entre pins et buissons, et les caches secrètes
Mais je sais que les traces quelque peu effacées
Se disent ça et là, résonnent dans ma tête !Je courais , je chantais, tout me rendait heureuse,
les vacances sans livres donnaient force à l’été,
les vagues me chahutaient, je me voulais frondeuse
Et ma mère de crier : » là, tu vas te noyer « !De la plage je voyais le toit de mon moulin,
Si j’ai gravé mon âme de la porte à l’étage
Dans ses pièces arrondies, c’est que je l’aimais bien,
Aujourd’hui il est là, fixé au paysage !Quand je passe le gois vers l’île de Noirmoutier,
Je sans mon impatience à chercher mes étés,
J’ai laissé au moulin mes rêves enfantins,
Gardant le goût du sel , les effluves de pins !Le père Boucard n’est plus, j’entends encore sa voix
Nous raconter l’histoire d’une belle princesse
Et d’un marin sans nom qui l’aima autrefois,
Assise à même le sable je l’écoutais sans cesse !Au grenier de ma vie, je viens les retrouver
Ces souvenirs sacrés de saisons estivales
Et je fais quelquefois le voyage en Vendée
Là où prés du moulin mes huit ans se « trimbalent » !kimi-ann 😆
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😆