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Poème partagé par CALIJO – création poétique en ligne
Ault, posé sur le nid des murailles livides
Expire dans l’oubli, ô tendre souvenir,
O jeunesse éffeuillée et morte, éphéméride
Dont un fragment brûlé refuse de périr.Comme la plume au vent s’évade en l’air immense
Tout s’enfuit par le feu la nuit ou le lointain
Mais de la cendre peut renaître la romance,
Une étincelle embrase un foyer mal éteint.Le crépuscule étend son voile sur la côte,
Falaises, amers, caps, se dérobent à l’œil
Et le jour veuf revêt son costume de deuil.
Une lueur, là-bas, perce l’ombrage, haute,
Et palpite et grandit et brille puissement
Comme Vénus l’étoile éveil des sentiments.
Vision de cyclope aux fronts des éminences
Le phare est érigé pour épier la mer
Et guider vers demain ou peut-être … hier
Les marins affamés de retours ou partances.
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