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Poème partagé par candidao – création poétique en ligne
Lors que les grands maux font l’épitre
Sur le recto d’un blanc papier
Ou sur la brume d’une vitre
Dans la chaleur de mon clapier.Lapin je me sens, la marotte
Sous la patte de ce malheur
De dessiner une carotte
Et d’attendre qu’elle ait couleur
D’un coucher de soleil, l’orange
Qui emplira l’opalescent
Comme charge l’aile d’un ange
L’union de l’or avec le sang.A tant rêver de la carotte
Je n’ai reçu que le bourdon
Du pèlerin qui court et trotte
Entre l’ortie et le chardon.Lors que les bons mots font les pitres
Au grand dam du cœur estropié
Dont le sang d’encre est bu en litres
Sur le verso de mon papier.Moussaillon je suis dans la flotte
Au pavillon de mes pâleurs
Crottant le plancher que je frotte
Avec les os de mes douleurs
Que d’injures et de mensonges
Ont pris les filets dérivants
Lors que dans les voiles du songe
Ont soufflé tant de mauvais vents.A tant jouer au patriote
Je n’ai reçu que le bâton
De ce geôlier qui me rabiote
Jusqu’à la soupe et le croûton.
A.Alloun.🪶 Signature de la plumePri?re ne pas remonter mes anciens textes, merci
Le tagastin: quand on vit d'amour et de vers, il faut assumer ses coliques!
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