-
Sujet
-
Poème partagé par CALIJO – création poétique en ligne
Voici juillet, le temps des envols abondants
Où l’homme aura choisi la montagne ou la côte,
Les plages, les palais, d’orient, d’occident,
La Bête la prison sans commettre de faute.Tombé dans la maison par hasard ou promis
Près des jouets nombreux comme dans une ruche,
De l’enfant roi le chien le chat, fidèle ami,
Devient les ans passant la vivante pelucheQue l’on jette à la rue et dans le caniveau
A la fin de son rôle attractif et servile
En oubliant d’un coup le naturel dévot
Pour un maître Iago aux extases stériles.La bâtisse est sinistre et le logis complet,
Le confort n’est pas là protégé par l’étoile :
L’excrément fleurant gras sur le sol se complait
Et le manque de soins que l’urine dévoile.L’aboiement déchirant, le miaulement fort,
Sur les yeux implorants une grille ou la chaîne
Referme le verrou de captif ou de mort
Comme d’autres là-bas, cellule américaine.Il n’est pas de remède à l’imbécilité
Mais peut-être montrer à ceux qui abandonnent
Les réelles horreurs de la captivité
Sera pour le futur le geste qui raisonne.
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.
