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Sujet
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Le temps ne m’attend pas. Il file, il court, il vole.
Il sème le long sillon de mon horizon
A mesure que s’évaporent les saisons
Sur la fièvre qui chaque jour mon front gondole.Le temps n’aime plus tant suivre le protocole.
Il s’oublie et ne nous prête plus sa raison.
Il nous livre à nos sordides inclinaisons,
Nous invite à briser sa douce farandole.Le temps ne s’abandonne plus pour la gloriole :
Il faut justifier, qu’on l’isole ou qu’on l’affole,
Du bien fondé supposé de nos déraisons.Je ne mouillerais pas dans cette trahison !
Chaque instant qui fleurit sous mes grandes guiboles
Je le savourerais avant qu’il ne s’envole !
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