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Poème partagé par sylvano – création poétique en ligne
Nous voilà face à face, imprégnés de distances,
Permets-moi de poser mes doigts sales sur ton dos ;
L’amitié n’est pas morte, elle préfère être absente
Que devoir suivre au pas la trace de mon stylo.Ainsi donc dans l’ailleurs se trouve l’itinéraire
D’un solide solitaire devenu alcoolique ;
Reconnais-toi toi-même devenir l’adultère
De ce propre destin que tu trompes en public.Le passé a crié : souviens-toi du présent !
N’y a-t-il aucune place dans notre nourriture
Pour toucher secrètement le chant de l’océan,
Seul témoin, parait-il, de nos tendres blessures.Et cette voix dans ma tête qui raconte un peu fort
Comment les sièges vides remplissent l’habitude.
Sens-tu mes larmes cogner, cogner… cogner encore…
La porte invulnérable de ton ingratitude ?Pourtant quel joli rêve ! Ô promesse ironique !
Je t’aime tel un trottoir sur lequel on s’efface…
Rappelle-nous dans un an, belle histoire romantique,
Rappelle-toi d’aujourd’hui comme l’entrée d’une impasse.Arrive alors l’instant où je te remercie
D’encaisser la violence de ma plume orpheline ;
L’amitié n’est pas morte tant que l’on garde en vie
La fièvre généreuse de nos fortes poitrines.🪶 Signature de la plume"Le monde a soif d'amour : tu viendras l'apaiser." A. R.
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