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Le vent se lève

  • Ce sujet contient 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par Avatar photosylvano, le 11-01-2017 09:47.
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    Sujet
  • #2650673
    Plume de platine
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    Avatar photosylvano
    Membre Oasis
      • Sujet: 1420
      • Réponses: 1306

      Poème partagé par sylvano – création poétique en ligne

      Chimères dans le vent d’un janvier nouveauté,
      Devant quelques cimetières, une année dépassée,
      Des souvenirs à la pelle, la naissance d’une souris,
      Une souris qui devine lorsqu’elle me sourit
      Que la joie et la peine se consolent l’autre l’une
      Sous l’arbre du chacun, le manteau de chacune,
      A sa place, bien rangée, derrière quatre ou cinq pleurs
      Ou bien juste à côté, au côté du bonheur,
      Circulant sereinement son regard qui dévore
      Contre le crépuscule, elle en demande encore :
      « Encore, encore papa ! Fais-moi rire et pleurer !
      Et n’arrête jamais, surtout pas, de m’aimer. »

      Si l’amour n’est pas sage, alors que le vent laisse
      Caresser ses petits doigts jusque dans mes caresses,
      Et si le temps détruit la blancheur de l’enfance
      Qu’il se rende malgré tout à cette seule évidence :
      La beauté des couleurs se marie dans le noir,
      Une chance pour ceux qui ont perdu espoir,
      Il n’est d’autres chemins que celui où le froid
      Se réchauffe au contact de celui qui s’en va
      Vagabonder la terre de sa douce poésie,
      Mettre un peu de poussière au fond de l’infini
      Pour tuer, de ses griffes, la sagesse d’une morale
      Qui veut que tout soit bien, ou bien que tout soit mal.

      C’est assez d’expliquer aux oreilles inutiles
      Les propos de l’adulte qui se tient sur un fil,
      Comme si cette souris n’existait que pour être
      Un futur automate, pur produit de l’ancêtre.
      C’est assez de montrer aux regards inflexibles
      Que les lignes de la main ne parcourent aucune Bible,
      Ne traversent ni la tête ni même le radeau
      De ces petits exploits qui nous collent à l’égo.
      C’est ainsi que le vent apporte nouveauté
      Dans les bras déjà libres d’un vieux mois de janvier,
      Où la peur se conjugue un peu trop au présent,
      Oubliant avec elle, le regard de l’enfant.

      🪶 Signature de la plume

      "Le monde a soif d'amour : tu viendras l'apaiser." A. R.

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