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Poème partagé par kernanet – création poétique en ligne
L’écharpe,
Une écharpe griffée, jetée avec classe
Sur l’épaule gracile, d’une élégante
S’étire, avec volupté
Sur la douceur, d’une veste en cachemireBercée par ce pas pressé, propre
A ces adorables créatures, qui n’ont rien d’autre à faire
Que de courirent, d’échoppes en boutiques, les quartiers chics
La noble étoffe, ne tarde pas à s’assoupirPassant, sans méfiance, près d’une grille d’aération
La belle, absorbée qu’elle est
Par l’importance de son dernier, à moins que ce soit
Par celle, de son futur achatLa belle, disais-je, se trouve, prise
Dans une violente bourrasque
Dont a le secret, le monstre souterrain
Qui sévit dans les entrailles de la villeUne main encombrée, d’un ravissant sac à main
Et de quelques petites folies, la jeune femme
Est confrontée, à un cruel dilemme, de sa main libre
Doit-elle retenir l’accessoire, tiré de son sommeil, ou bien maintenir sa jupe pudiqueTans pis pour l’écharpe, si belle soit-elle
Tant pis pour les quidams, qui se réjouissent, déjà
Du spectacle, des jolies jambes dévoilées
La décence l’emporte, la jupe est rabattue !Aspirée dans les airs, l’étole s’affole
Projetée au sommet des immeubles
Elle cherche à s’accrocher en vain, sur une corniche 18ème, ou pire encore
Comble du mauvais goût, au râteau d’une antenne de télévisionRien n’y fait, Eole se joue des contorsions du précieux tissu
Soufflant de bas en haut, de haut en bas
Arrachant, à sa proie, des hauts de cœur
Du plus mauvais effetEmportée au-delà de l’horizon, l’écharpe
Traverse l’espace, au gré des éléments
Trempée comme une vulgaire guenille
Ou bien, réchauffée, comme une naïade, par un soleil bienveillantPortée par le vent, elle survole sans les voir
Des paysages extraordinaires
Neiges éternelles, vertes prairies, déserts envoutants
Ruisseaux espiègles et torrents belliqueuxUn beau matin, enfin sortie de sa léthargie
Sous le ciel bleu azur de l’Atlas
Elle s’éveille au doux contact
De l’épaule nue, d’une jeune BerbèreL’écharpe, habituée, aux parfums les plus raffinés
Se retrouve au beau milieu, d’un troupeau de chèvres
Turbulentes et dégageant une odeur, comment dire, dès plus musquée
Déprimée, seul le rire enfantin de la jolie bergère, trouve grâce à ses yeuxParure de luxe, née d’un métier à tisser
Probablement dans un pauvre village
Issue d’un savoir faire ancestral, le hasard
L’à renvoi, à la source de son existenceLa parure griffée, en fouillis
Sur l’épaule gracile, de la petite fille
Réchauffe d’une caresse
L’âme innocente…Kernanet
🪶 Signature de la plumeD'une succession de mots naissent des phrases qui font des histoires de tout et de rien....
"Alain"
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