-
Sujet
-
Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
Par les petits jours en quinconce les premiers rayons
De l’aurore naissante transperçaient notre nuit ,
Allongée sur le coté tu étais ma belle endormie :
Nue sur les draps blancs, libres tes cheveux longs.Je n’étais pas pressé de tirer l’espagnolette ,
L’entre-jour offert par ces volets te magnifiait,
La fulgurance du pourpre sur ta peau offerte
T’offrait à mon regard telle une toile de Manet.Le pourpre devenait au fil des secondes dorée ,
Paillettes lumineuses glissant de ton dos à tes reins,
Dusse je jalouser ce matin cet astre adultérin
Si caressant comme un amant comblé.Devenant soudain jaloux de son jeux amoureux
Je tirais l’espagnolette ouvrant les volets ,
La chambre fut inondée d’une vive clarté,
T’obligeant mon endormie à ouvrir les yeux.Je ne sais pas qui tu vis le premier ,
Ma silhouette obscurcie ou l’astre doré ,
Mais ton sourire si doux éteignit ma folie,
J’embrassais tes lèvres ma tendre amie.Tant pis pour le soleil je retiendrai la Nuit ,
Fermant les volets à cette journée naissante ,
Prés de ton corps ma tendre amante
je gouterai à tous tes fruits.
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.
