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Sujet
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Abandonnée dans une forêt,
Le corps glacé, une fleur d’hiver,
Orpheline, qui ne saurait,
Si l’amour fût éphémère,Au réveil de son histoire,
L’enfant jeune, innocente,
Essuyant son profond brouillard,
Vit l’aube étincelante,Éloignée de l’orée du bois,
Elle se lève dans la clarté,
Apeurée, vêtements en soie,
Ses petits yeux bleus écartés,Elle marche devant la nuit,
Passant l’ombre sous la lune,
La nature donne la pluie,
Traînant les pieds sur ses dunes,Deux rubis bercent leur éclat,
Dans l’infinie obscurité,
C’est en les fuyant qu’elle tomba,
Sous le nez d’un ours, dressé,D’un bon, sortit le canidé,
Courageux devant le géant,
Ne la mangeait pas, quelle idée!
Voyez vous, ce n’est qu’une enfant!Le loup se montra persuasif,
L’autre s’écarta un instant,
Malgré son besoin de proies, vif,
Il fît l’impasse sur l’élan,Je vous remercie mon vieux,
De lui laisser la vie sauve,
Regardez ces matins pluvieux,
Nous ne sommes pas des fauves!Mon cher enfant, relevez-vous,
Notre animal s’en est allé,
N’ayez pas peur d’un pauvre loup,
Qui ne pourrait vous avalez,Vous étiez si majestueux,
Devant l’humble créature,
Vous êtes bien harmonieux,
Mon savoir est immature,La vie regorge de secrets,
Nous ne sommes que des bêtes,
La forêt, demeure sacrée,
Sous nos empreintes muettes,Je vous invite à croire,
En mon éloge distinguée,
Je ne fais là que le devoir,
D’un solitaire fatigué,Ne soyez pas si timide,
Approchez de mon pelage,
Je me dois d’ être limpide,
Je ne serais pas sauvage!Je vous suis, bien volontiers,
Votre chemin est sans danger,
Notre nouvelle amitié,
Vous prive-t-elle de me manger?Ecrire c'est dessiner ses plus belles pens?es ? l'encre ?ternel...Textes prot?g?s par Copyright
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