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Poème partagé par Tolkien95 – création poétique en ligne
Un ami ce n’est pas dans mes moyens,
Par les temps qui courent,
Je me contente de grands copains,
L’ami, ce n’est pas encore le jour.C’est même tout à fait hors de prix,
Un véritable luxe suprême,
La vie cruelle me les a tous pris,
A en maudire tous les dieux eux-mêmes.Loin des simples potes au premier orage enfuis,
Un ami véritable ouvre son cœur et ses bras,
De mes douleurs et de mes drames les plus gris,
Il sait vraiment tout de mes failles et de mes combats.Prêt à me défendre jusqu’au bout de la nuit,
Face à tout ce qui fâche ou fait peur,
Qu’elle soit fête, ennui ou bien pluie,
Il efface d’un mot, d’un geste, mes malheurs.Consolant, vivifiant et instruit,
De tout ce qui fait mon bonheur,
De nulle part, il a déjà construit,
Un abri de son rude labeur.Même loin, il ne perd pas le nord,
De ma boussole intérieure,
Même si parfois, il y va un peu fort,
Et j’en deviens encore meilleur.De lui, je pardonne tout,
Ses reproches, ses conseils,
Je le suivrai partout,
Du coucher au réveil.Sur son épaule solide, je m’épancherai,
Mes larmes séchées avec son mouchoir offert,
De sa solidité jamais je ne douterai,
Sans lui ma vie serait un réel enfer.Un jour viendra peut-être où nos rôles s’échangeront,
Même si au fond de moi, j’ai peur d’un tel instant,
Puissè-je alors lui donner conseil et raison,
Et être prêt à lui donner ma vie pourtant.Pour lui, j’ouvrirai en grand ma maison,
Mes meilleurs vins, mon propre lit,
Je donnerai tout jusqu’à mon blason,
Jusqu’au sacrifice de ma vie.Ses conseils jusqu’au bout je suivrai,
Contre l’avis de tous les autres,
De la mer à la terre, je lui obéirai,
Avec la ferveur d’un vrai apôtre.De ce fait, il sera ma seule religion,
Mon opium mon phare ma vraie lumière,
Je suivrai sa trace dans chaque région,
Demain comme aujourd’hui, plus encore qu’hier.Parce que ce sera lui et pas autrement,
Un regard, un mot et déjà complices,
Son absence pèsera lourd à tout moment,
Jusqu’à ce que son retour m’éblouisse.
Un pont entre nous, inaltérable,
Balayé par tous les maux,
De le trahir je serai incapable,
C’est cela qui est le plus beau.Sur nous deux, j’écrirai des romans,
Je scanderai des psaumes,
Ici et pour toujours, j’en fais le serment,
Grâce à lui, je suis devenu un homme.Jamais sa mémoire ne trahirait,
Pour longtemps, il est dans mon cœur,
Contre tous, je le défendrais,
Le connaitre est un réel honneur.Puissent ces mots s’envoler,
Vers les plus hauts des cieux,
Pour ne plus jamais retomber,
Et faire naître un monde radieux.Nuit du dimanche 20 septembre 2015 à 03h25
🪶 Signature de la plumeL'homme est le r?ve d'une ombre
(vers 135-140 des Pythiques de Pindare, le prince des po?tes).
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