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Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
Au pied du Taygète coule l’Eurotas,
Fleuve de Laconie bordé de lauriers roses,
D’hêtres. Là se baigne la douce Léda
Fille du roi Thesthius, maitre en ces lieux de toutes choses.Sur les eaux calmes du fleuve glissent les cygnes
D’une admirable et lumineuse blancheur.
Léda nage dans leurs sillages longilignes,
Belle et douce au soleil rieur.Les rives bordées de longs et souples roseaux
Offrent aux grands oiseaux un doux lieu de repos.
Dans l’ombre et la fraicheur ils rêvent
Les blancs oiseaux dans cette agréable trêve.Zeus sur un nuage perché aperçoit Léda
Sortant de l’eau comme Vénus de l’océan.
Devant ses jambes souples, son corps éblouissant
Le maitre de l’Olympe reste béat.La belle jeune fille s’allonge sur l’herbe
Dévoilant à Zeus toute sa superbe,
Il se prend de passion de la douce Léda
IL sera son amant voilà son mandat.IL appelle Aphrodite à la rescousse
Pour séduire Léda
Notre Dieu a besoin d’un coup de pouce
Notre Déesse étant toujours de ces coups là.Elle deviendra un aigle chasseur
Lui un cygne pourchassé
Gémissant devant son agresseur
Prés de Léda il ira se jeter.Les deux complices commencent la poursuite
Les cris de l’oiseau réveillent la jeune fille,
Elle prend peur devant cette attaque subite,
Crie en voyant l’oiseau tomber sur le sol, immobile.Elle s’en approche , le prend dans ses bras,
L’aigle s’enfuit, le cygne pleure.
Doucement elle l’embrasse
Le blottit prés de ses seins et de son cœur.Le doux oiseau roucoule de plaisirs,
Les doigts de la jeune fille glissent sur son plumage,
Le doux bec sur ses seins joue à l’effeuillage
Délivrant Léda de sa tunique et de ses soieries.De l’union du cygne et Léda, on trouva
Deux œufs au petit matin
Grand, gros posés sur le chemin:
Castor, Pollux, Héléne et Clytenmetre
Nés de l’union de Zeus et de la belle Léda.
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