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Poème partagé par ROLLANDPOEME – création poétique en ligne
De souffrance leurs vieux os fragilisés
Et tant d’années de labeur imprégné
A leur silhouette aux yeux abusés.
S’arc-boute leur apparence désœuvrée.Face à l’océan aux flots déprimés
Au vert éphémère des soirées d’automne
Leur deux corps sur le banc de la jetée
Dans les frais effluves marins frissonnent.Se lèvent du banc. Peur de l’horizon
Absorbé qui se perd dans l’heure sombre.
Se cramponnent au bras de l’autre : compagnon
Ou femme mais rentrer avant la pénombre.Pas à pas prudents. Ils sont émouvants.
Silencieusement arrivent au logis
Derrière la porte attendent chaudement
Leurs chaussons usés : confort de leur vie.En surveillance le phare de la jetée
Son faisceau blanc transperce l’océan noir
En cadence le banc vide est éclairé
Et dans l’intermittence brille l’Espoir.
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