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Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
» Quand elle eut de mes os sucé toute la moelle
Et que languissamment je me tournai vers elle
Pour lui rendre un baiser d’amour je ne vis plus
Qu’une outre aux flancs gluants, toutes pleines de pus ! »
Les métamorphoses du Vampire -BaudelaireELLE
De maints étudiants elle connaît leurs faiblesses ,
Rien qu’en vous frôlant elle vous plonge en ivresse ,
Ses parfums capiteux étourdissent les têtes ,
D’un seul sourire elle obtient son tête à tête.A la Sorbonne elle trie le bon grain de l’ivraie,
Les parangons de travail lui semblent bien falots ,
Elle préfère à ces novices les damoiseaux ,
Tendres , ardent sont leurs enflammés baisers.Toute la nuit elle les conduira dans les cabarets ,
Souriante, riante à toutes leurs plaisanteries
Aussi charmante que la maitresse rêvée
Des jeunes gens qui se disent dégourdis.A moitiés ivres elle les conduit dans son meublé ,
Les voilà jetés nus sur son majestueux lit ,
L’Ogresse se jette sur ses proies, ses baisers
Sont plus ardents que les feux des abimes.Si elle n’est pas trop affamée à la rue elle les jette
Mais ne jetez jamais un coup d’œil aux armoires ,
Je peux vous assurer que plus d’un squelette
A jamais se cachent dans ses sombres placards.
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