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Poème partagé par gentilprince – création poétique en ligne
Les invités de Marc
Certaines soirées,
Résonnent après,
Ancrées en nous
Assis, debout.
En petits bouts,
Mort à genoux.Des difficiles,
Indélébiles.
Elles restent encrées.
Noire est l’entrée,
C’est ma mémoire,
Voici l’histoire :
——————-
Je me rappelle,
D’une nuit cruelle.
Avais-je trente ans ?
Est-ce l’important ?
Paris premier,
Les beaux quartiers.« Soirée privée »,
J’ai une entrée.
« MÔÔsieur, MÂÂdame »
Les oriflammes.
Un soir de juin
Jusqu’au matin.
—————–
Pour être précis,
J’ai pas tout dit.
C’est une amie,
D’un autre ami,
Qui m’a offert,
Ce droit d’enfer.Les murs sourient,
Brillent de rubis.
Je suis ici
Comme un E.T.
Mickey, Minnie,
Et ses amis.——————–
Mélange étrange,
Mi diable, mi ange.
C’est féérique
Et diabolique.
Décors somptueux,
Moyenâgeux.Sous les dorures,
Tiens ! Une blessure.
Les rires enchantent,
Fureur démente,
La fée clochette
Presse la gâchette.
————————–
Un son techno,
Donne le tempo.
L’immeuble Empire,
Tangue et chavire.
Dansez les murs,
Bougez structures.Un escalier,
Monte par palier,
Tourne et s’enroule,
Va et se saoule.
Les meubles Régence
Tapent en cadence.
——————-
Des gazelles brillent,
Bougent et scintillent,
Sur des échasses,
Elles sont en chasse.
Je suis chasseur,
J’attends mon heure.Prés de la mare,
Contre le bar.
Dansez mes belles,
Sur vos échelles,
Vous descendrez
Et comprendrez.
—————
Odeur de sueur,
Acre moiteur.
Les minutes passent,
Les heures s’effacent.
Les animaux,
Paissent en troupeaux.Aucun me voit,
Pourtant c’est moi…
Moi le beau gosse,
Aux dents féroces.
Un corps d’adulte,
Bruits et tumultes.
———————–
C’est Disneyland,
François Hollande.
C’est Sarkozy,
Resort Paris.
Un parc géant,
Et moi, dedans.Carla Bruni
A réunie,
Tous ces amants,
Cent princes charmants.
Trierweler,
Casse sur Twitter.
———————
Prés du buffet,
Jean Dubuffet.
Il y a foule,
C’est l’école Boule.
Du Bélouga…
Tout l’monde est là.William Saurin,
Attend serein.
C’est trop mignon,
En rang d’oignon.
Même les grognons,
Font le dos rond.
—————-
Juste à coté,
Serrée collée,
Elles tapent des pieds,
De patienter.
Les gousses d’ail,
Gloussent, poussent, font aïe !Il se dégage,
Comme un nuage,
Dans cette file,
Un gaz s’instille,
D’haleines fétides,
De vents putrides.
——————
En Givenchy
Et Swarovsky,
Un corps scintille,
Deux oreilles brillent.
C’est La Brindille,
Qui joue l’anguille.En appétit,
Elle a envie.
Croque une Flodor,
« Demain j’ai sport »
C’est son repas,
Plus une Badoit.
—————-
Moët et Chandon,
Sont déjà ronds.
En compression,
Sans compassion.
Ils rient du bas,
D’Orangina.Coca cola,
Parle à Fanta.
Whisky, Vodka,
Qui passent par là,
Tentent un échange,
Pour un mélange.
————————
Surprise! Jo sone,
Star en Weston,
Il passe, peinard,
Ça sent l’traqu’nard.
Il sort d’prison,
Sous condition.Nez au plafond,
Bas le menton.
Mains dans leurs poches,
Même ses proches.
Chacun hésite,
Tous l’évitent.——————
Les « zones fumeurs »
Sont en hauteur.
Sur le balcon,
Un vent frisson.
Un air menthol,
Plane et s’envole.Une Fine 120,
En Louboutin.
Prada en diable,
Rêve de sable.
D’un lieu, Djerba,
De lui, tout bas.
—————-
Juste à coté,
C’est moins léger,
C’est même du lourd,
Une bague autour.
Cigare fait main,
Par les Cubains.Toute prête, de dos
Une Marlboro,
Coco Chanel
Belle infidèle
Crie au serveur :
« Un rhum planteur ! »
————————Lame de cutter,
Sachet fraîcheur.
Une table basse,
Tous ils s’embrassent.
C’est l’euphorie,
Dans la frat’rie.Dessins de rails,
Certains défaillent.
Tous prés tout bas,
Jean Luc est là.
Farine Francine,
Sur les narines.
——————
Là, je m’ennuie.
Mon temps s’enfuit.
Une Tag Heuer,
Me montre son heure.
Elle ne parle pas,
Me regarde pas.Un sac Vuitton,
Me pousse, « pardon »
Très doucement,
Subtilement.
Dans les orties,
Vers la sortie.
————–
Un sac Hermès,
Vu dans la presse.
Un Hugo Boss,
Parle à Roll Royce.
Diamant à or.
Chanel à Dior.Je n’suis pas Prince,
Mes mâchoires grincent.
Je n’suis pas roi,
Craquent mes doigts.
J’ai bien compris,
Tout a un prix.
—————-
J’ai une Swatch,
Cadeau de Match.
Un crocodile,
Qui se défile.
Mon Jeans Levis…
Vient de Tunis.Ma boucle Hermès ?
Métro Barbes.
Parfum, foulard
Mes accessoires ?
Vus dans Voici,
Page « petit prix.»
——————
J’ai l’impression,
Que l’ascension,
Du mont d’Estal,
N’est pas égal.
Si l’arrivée,
Est au sommet.L’un part à pied,
L’autre est porté.
L’un à main nu,
L’autre parvenu,
Part dans les airs,
En montgolfière.
———————
Salut mÂdame,
L’hippopotame.
Les vaches à lait.
Messieurs si laids.
Les dindes cruelles.
Les hyènes si belles.Merci de tout,
Pour tout ces coups,
Ce doux message,
Ce bel outrage.
Certaines leçons,
Donnent le frisson.
——————-
L’indifférence,
Prend tout son sens.
Elle fait rugir.
Elle fait murir.
Les gens mal né,
Sont malmenés.Je reviendrai!
Je remontrai!
Je grandirai!
Je gravirai!
Ou alors pas…
Ai-je envie d’ça ?
——————–
Mais pour l’instant,
Je redescends.
Je suis K.O.
Debout, chaos.
Et le gong sonne,
Six heures résonne.Je tiens la rampe,
Perclus de crampe.
Abasourdi,
Comme assourdi.
Je pleure, je crache,
Marche après marche.
——————–
Un son rétro,
Vient de la haut,
Du temps des rois,
D’un monde étroit.
Valsent mes valeurs.
Tanguent haut mon cœur.Je savais pas,
J’ignorai ça.
Personne m’a dit,
J’ai pas compris.
Le paradis,
N’est pas ici.
———————-
Claque fait la porte,
Mais peu m’importe.
La nuit s’enfuit,
L’aube l’envahit.
Un matin blême,
Un café crème.Sur cette terrasse,
Qui se prélasse.
Ai-je une envie ?
Je réfléchis…
Je rêve d’une dame,
D’une petite femme.
———————-
Je l’avais dit ?
Ou l’ai-je omis ?
Chacun était
Bien déguisé.
Mon nez transpire…
Ouf ! Je respire.Ce nez rond rouge,
Tourne, va et bouge,
Jusqu’au ruisseau,
Du caniveau.
Petit navire,
Mon cœur chavire.
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