-
Sujet
-
Poème partagé par jaicemail – création poétique en ligne
Il est des villes mortes que vents les plus tenaces
Ne peuvent déranger, tant leurs gens sont en paix ;
Mais les vents d’Oradour ravivent de leur faix,
Les clameurs terrifiées dans ces pierres de glace.Six cent quarante deux martyrs qui s’entrelacent ;
Les hommes rassemblés, mitraillés et brûlés,
Les femmes, les enfants, dans l’église, au bûcher ;
Les murs craquent au feu, le reste est aux rapaces.Mil neuf cent quarante quatre, dix Juin, le soir,
Des morts, un chant plaintif monte sous l’attisoir
Du vent de Liberté soufflant de Normandie.Ils attendront huit ans pour un procès bâclé ;
A leurs justes questions l’état a renâclé :
C’est l’impossible deuil, l’éternelle agonie.25/08/10
Le 10 Juin 1944 quelques jours après le débarquement de Normandie, une colonne SS en retraite, qui s’illustre par de nombreuses tueries, rase en un après-midi le paisible village d’Oradour sur Glane, faisant 642 morts.
Le procès, qui se fit attendre huit ans, fut considéré par les familles comme bâclé et considérablement indulgent.Faix : poids, charge lourde.
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.