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Poème partagé par Linette – création poétique en ligne
Les bottes au noir sinistre claquaient,
alignées fièrement sur le quai,
tandis que la foule se pressait,
impuissante devant les frisés.Tout le monde était brutalisé,
sous les ordres des officiers,
impassibles de perversité,
pour ces êtres au regard hébété.Sous l’œil cruel des mitrailleuses,
ils escaladaient, l’âme honteuse,
les wagons aux marches trompeuses,
roulant vers les fumées pleureuses.Ils filaient vers l’horreur des camps,
certains blessés, d’autres agonisants,
personnes âgées parmi les enfants,
tous victimes des trains outrageants.Rien n’arrêtait la mécanique
et son mouvement historique,
déclenchée par un fanatique
à la moustache diabolique.
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