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Sujet
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Au bout d’une prière imaginée pour deux,
Un fantasme à l’eau claire et des mots amoureux
Qui se tiennent la main, desserrant peu à peu
Cette étreinte sans fin…. Enfin se dire adieu.Adieu à cette vie au parfum d’avant-hier
Qui s’impose aujourd’hui en repos d’après-guerre,
Car je ne t’aime plus de la même manière;
Ma beauté s’est pourvue d’un peu trop de repères.Ce n’est pas de ta faute, ô mon amour vieilli,
Si notre « côte à côte » a fait de toi, l’amie.
Quelle tendre tendresse aux abords de ce lit
Qui invite mes fesses à coucher loin d’ici!Si regret à gémir, c’est à moi que j’en veux,
D’avoir laisser pâlir la couleur de tes yeux,
Au profit d’une idée qui rend les gens heureux:
Le bonheur en projet, le bien-être au milieu.A quoi sert-il alors de s’aimer dans le vide
Si partout sur ton corps apparaissent mes rides?
A quoi bon déposer sur ta bouche lucide
Ces baisers abrégés aux saveurs arides?A rien, et tu le sais presque autant que j’en meurs,
De te voir, à mes pieds, balayer cette erreur:
L’amour, qu’il cicatrise, amoncelle les cœurs
De ceux que l’on baptise indûment les âmes sœurs.Quelle erreur confortable! « Orages que nous eûmes »,
Ô rage un peu coupable, entends Brel sous ma plume
Chanter les vieux amants avec tant d’amertumes
Que je sens dans mon sang cent bougies qui s’allument.Mais la fin nous emporte où tu ne me tiens pas.
J’entrebâille la porte et te vois plantée là,
Derrière moi… Adieu… Surtout prends soin de toi!
Dernier vers, si tu veux, pour pleurer dans tes bras.Tu sens bon notre amour, il faut que je m’en aille.
Pousse-moi! A ton tour de rallier la bataille,
Attends… Serre-moi fort! Désolé… Je déraille,
Je t’en prie, reste encore! Jusqu’à nos retrouvailles."Le monde a soif d'amour : tu viendras l'apaiser." A. R.
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